FoodTech et Grande Distribution : trois startups françaises qui révolutionnent notre façon de consommer

Quel est l’impact de ce que je mange sur ma santé et sur l’environnement ? Nous sommes tous de plus en plus concernés par le contenu de notre assiette. On voit donc émerger depuis quelques années une tendance de fond en faveur d’une consommation moins génératrice de déchets, plus locale, sans pesticides et sans additifs nocifs.

Pourtant, la majorité d’entre nous continue de faire ses courses alimentaires en hypermarchés et supermarchés dont l’offre et les pratiques manquent de transparence. Pour continuer d’exister, les enseignes de la grande distribution n’ont pas d’autre choix que de s’adapter aux nouvelles attentes de leurs clients.

Face à ce constat, de plus en plus d’entrepreneurs français réussissent à mettre l’innovation technologique au service d’une consommation plus responsable en proposant des solutions aux enseignes et à leurs clients. Coup de projecteur sur trois startups qui révolutionnent le secteur.

PHENIX la solution anti-gaspi

Un tiers de la nourriture que nous produisons est jetée. Pour réduire ce gaspillage alimentaire, la plateforme digitale Phenix Exchange connecte en temps réel les distributeurs (ceux qui génèrent des invendus) avec différentes structures destinataires (associations caritatives par exemple) qui permettent à ces invendus d’être consommés ou revalorisés plutôt que jetés. PHENIX travaille aujourd’hui avec les principaux acteurs de la grande distribution française dont Carrefour, Leclerc, Système U, Casino, Intermarché et Franprix.

phenix

Depuis peu, PHENIX propose également une application mobile qui relie les commerçants disposant d’invendus et les utilisateurs à proximité qui peuvent acheter des paniers de produits à prix cassés.

AGRICOOL, des fraises circuit court Made in Paris toute l’année

Fondé par deux fils d’agriculteurs, le défi d’AGRICOOL est de fournir aux habitants des grandes villes des fruits et légumes excellents, ultra frais et sans pesticides. Comment ? En les faisant pousser directement en ville dans des containers ultra productifs et très peu consommateurs en eau et en électricité, le tout sans aucun pesticide.

Pour l’instant, la startup ne produit que des fraises qui sont distribuées dans certains magasins Monoprix d’Ile-de-France. Mais leur récente levée de fonds d’un montant de 25 millions d’euros laisse penser qu’ils vont rapidement s’attaquer à d’autres variétés de fruits et légumes mais aussi à d’autres distributeurs.

« On a grandi à la campagne. On a eu cette chance de se régaler de fruits et légumes excellents et sans pesticide. Vous imaginez alors le décalage quand on est arrivés à Paris? La bonne nouvelle, c’est qu’avec une bonne dose d’optimisme, de rêve et aidés par la technologie, on a réussi à faire renaître les fraises de nos parents… et en bas de notre immeuble ! »

Gonzague et Guillaume 
Fondateurs d’Agricool

YUKA, les courses éclairées

Nous sommes presque 7 millions de français à avoir pris le réflexe de faire nos courses smartphone à la main, scannant chaque produit pour mesurer leur qualité nutritionnelle avant de les mettre dans notre caddie. Grâce à une base de données de plus de 300 000 produits, Yuka déchiffre pour nous les étiquettes de nos produits alimentaires et nous révèle la présence ou non d’additifs potentiellement néfastes pour notre santé. Dès que l’impact d’un produit est négatif, Yuka va aussi trouver des produits similaires plus sains.

Yuka a redonné le pouvoir aux consommateurs poussant ainsi les industriels et les distributeurs à proposer de meilleurs produits.

yuka

D’amont en aval de la chaine de distribution alimentaire, ces solutions optimisent significativement l’impact de ce que nous mangeons sur notre santé et sur l’environnement : une offre de meilleure qualité (merci Agricool), un choix plus éclairé (merci Yuka) et moins de gaspillage (merci Phenix) !

Par |2019-01-09T13:28:36+00:00dimanche, 6 janvier, 2019|Catégories : Entrepreunariat & Startups, Tech|

À propos de l'auteur :

Après 10 ans d'expérience en marketing pour de grands groupes du secteur des biens de grande consommation, je me forme au marketing digital pour appréhender les enjeux business d'aujourd'hui. Particulièrement sensible à la cause environnementale, je m'intéresse à l'écosystème des startups de la TechForGood.

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