Startup e-santé, l’interview de François Cadiou (Healint)

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François partage avec nous son expérience d’entrepreneur avec Healint, sa startup de e-santé (mobile health tech) à Singapour.
Cet article fait suite à « Rendez-vous en startup inconnue » qui traitait de la stratégie business et des facteurs clé de succès de Healint et de leur appli Migraine Buddy.

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Healint se développe essentiellement sur la collecte et le processing de données physiologiques issues de smartphones ; pourquoi ne pas avoir mis la priorité sur les wearables de type bracelet ?

Dans notre approche, la priorité était de se focaliser sur le patient, et les choix technologiques devaient découler de là…
Lorsque tu raisonnes sur la durée, avec des maladies chroniques, le smartphone ne comporte aucune connotation santé, maladie ou autre, c’est juste devenu le couteau suisse indispensable dans la vie quotidienne de chacun.
De ce fait, le malade ne fait pas un « rejet » de ce device, tout comme il n’oublie jamais de recharger son téléphone, alors que c’est parfois le cas avec un bracelet connecté.
Nous observons en outre chez certains patients une certaine gêne à porter un bracelet connecté « fitness » pour suivre leur pathologie sans pour autant pratiquer de sport.
D’où notre parti pris, le « mobile first ». Nous permettons néanmoins aux gens de compléter leur tracking avec des wearbles s’ils le souhaitent.
Enfin nous avions également identifié un avantage concurrentiel sur le plan technique, avec peu de plateformes de traitement et de SDK santé performantes sur  du smartphone.
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Peux-tu nous raconter la genèse de ton projet de startup ?

J’avais une sensibilité pour l’IT et j’avais bossé en startup vers 2000. J’ai ensuite rejoint Sanofi en VIE au Japon,  d’abord sur l’IT puis sur les autres problématiques de la société, dans une équipe de 30 personnes qui est ensuite passée à  3 000 en 7 ans.
Le projet a pris réellement forme pendant mon année de MBA à l’INSEAD, qui a une vraie culture de l’entreprenariat : par exemple, en France tu as le fondateur de Blablacar qui a levé 100 millions de Dollars en juillet…
… tout comme le fondateur de Mongodb et Business Insider, ainsi que la plupart des grosses startups de Singapour où l’INSEAD dispose d’un campus.
Durant les cours et les projets de groupe j’ai pu tester et affiner différents modèles de développement. Deux années plus tard, le lien avec mon école est toujours présent : certains de mes camarades de promo ont investi dans ce projet, des professeurs continuent à nous conseiller, et nous intégrons régulièrement des étudiants du MBA dans notre équipe.
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Pourquoi avoir démarré ta startup à Singapour ?

Mis à part Singapour, les autres options étaient Tokyo et la Silicon Valley. Le choix de Singapour s’est fait en fonction de plusieurs critères.
Pour une entreprise technique et scientifique, nous devons pouvoir attirer des profils à haut potentiel internationaux : mathématiciens, programmeurs, data-scientists. Ils doivent pouvoir nous rejoindre avec leur famille donc dans un environnement international. Singapour est une cité-état riche et sûre, de langue anglaise, et localisée en plein coeur de l’Asie.
Les visas sont plus faciles à obtenir qu’aux US, et l’écosystème scientifique est très riche
(Singapour est le cinquième pays du monde pour la dépense en recherche scientifique rapportée par habitant).
L’équipe de Healint est composée de 8 nationalités : Français, Egyptien, Malaisien, Chinois, Pakistanais, Singapourien, Vietnamien, bientôt Russes.
Les Français sont très valorisés pour leur expertise sur l’IT et nous constituons la 1ère communauté européenne à Singapour.
 startup
Enfin, Singapour avait un dernier atout de taille pour notre activité autour du big data : sa neutralité.
Pour travailler sur des modèles qui étudient des maladies, nous avons besoin de collecter le maximum de données en provenance d’un maximum de pays : USA, Chine, Inde… Nous installer aux USA ou Japon réduisait notre capacité à aider des patients localisés dans certains pays.
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Quels conseils pourrais-tu partager sur le fonctionnement d’une startup ?

L’équipe doit partager un objectif et des valeurs claires : pour nous, à la base de tout, c’est la volonté que notre travail aide les gens.
Nous nous posons beaucoup de questions, souvent,  et à plusieurs. En démarrant une activité on identifie plein d’opportunités, mais on ne peut pas tout poursuivre. Un socle de valeurs communes sert de repère et de fondation au travail pour gagner du temps par la suite.
Cette idée d’être en phase est également valable avec les investisseurs. Les nôtres sont Japonais, Singapouriens, Anglais et Français ; ce sont des relations très intéressantes à vivre.
Ensuite, chacun doit s’impliquer avec passion. Nous recherchons des gens passionnés, honnêtes dans leurs interactions avec autrui,  et qui ont trouvé un domaine d’expertise dans lequel ils excellent . Finalement quelle que soit la taille de l’entreprise ces deux recettes sont vraies.
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Maintenant parlons Marketing digital : tu nous as expliqué le positionnement produit de l’appli Migraine Buddy… quelle approche avez-vous mis en oeuvre pour recruter vos utilisateurs ?

Tout d’abord nous avons créé le site et l’appli, que nous avons testé puis mis sur le store Android.
Nous avons ensuite contacté Techcrunch et le courant est bien passé : ils ont parlé de nous, suivis par Mashable, Yahoo!, Forbes, Times of India. En France la sortie de notre appli a été relayée par Sciences et Avenir et les blogs du Monde. Cette phase de RP a lancé notre conquête d’utilisateurs.
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La seconde étape a été l’écoute.
Nous avons essayé de beaucoup et bien discuter avec les utilisateurs pour bien les comprendre et nous améliorer. Dans l’appli ils ont la possibilité de faire des suggestions, et nous avons ensuite mis progressivement en place un site patient pour échanger, et sommes beaucoup allés sur les forums de malades.
Nous échangeons avec nos utilisateurs, lorsque les gens expriment une grande satisfaction et sont motivés de contribuer, ou à contrario lorsqu’ils se plaignent.
Récemment des utilisateurs de Product Hunt nous ont proposé au votes des internautes fans d’innovations… merci encore aux MBAMCI qui ont voté pour nous.
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Comment faites-vous actuellement pour continuer d’acquérir des utilisateurs de l’appli, et pour les activer ?

Au-delà du bouche à oreille entre patients, des docteurs nous recommandent ; nous utilisons aussi Facebook pour l’acquisition.
Ensuite, nous animons la communauté d’utilisateurs principalement via le site Migraine Buddy qui comporte un blog qui les aide à partager leur expérience et donne des trucs et astuces pour bien utiliser l’appli. Notamment comment gérer le rendez-vous avec  le neurologue :
  • bien répondre au docteur en ayant des données claires,
  • relativiser les épisodes de crise récents par rapport à l’historique général de leur pathologie depuis le dernier rendez-vous chez le neurologue.
Nous voulons aider le patient à réduire son stress ; souvent il ne rencontre son médecin qu’une fois par trimestre.
Nous animons également les utilisateurs via des newsletters, des messages push dans l’appli.
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Peux-tu nous parler des projets  à venir pour ta startup ?

Tout d’abord une version iOS de Migraine Buddy est dans les tuyaux. Ensuite, nous prévoyons de muscler le dispositif francophone :
nous sommes intéressés de rencontrer des chercheurs neurologues et scientifiques Français pour les aider à mieux comprendre cette maladie et améliorer la vie des patients.
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Par |2015-03-28T17:48:15+02:00dimanche, 8 février, 2015|Catégories : E-commerce, Interviews de professionnels|Mots-clés : , , , , , |

À propos de l'auteur :

Objectif chef de projet digital (web analyste & stratégie marketing) MBA marketing digital & ESSCA. Dispo mi Avril 2015 (mission 6 mois avec possibilité d'embauche) fr.linkedin.com/in/didierdefailly/
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