L’Urban Foot, dont l’engouement est né il y a quelques années, va désormais peut-être paraitre bien fade à certains

Grâce à Adidas, qui a lancé sa Future Arena, le premier stade digital, les footballeurs du Dimanche peuvent jouer devant 50 000 personnes…virtuelles !

Alors, en quoi consiste ce «stade connecté », lancé dans le cadre de l’Euro 2016 :

  • Un concentré de nouvelles technologies

Offrir un rendu visuel et sonore à 360 degrés. Tel est l’objectif atteint par Adidas, pour recréer l’ambiance d’un stade. Avec 100 mètres d’écrans, les projections d’image reconstituent l’ambiance, la gestuelle, les chants et même les insultes. Une véritable expérience intéractive et immersive. Une équipe de dix techniciens est d’ailleurs installée au-dessus du terrain, afin de gérer toute cette partie technique et piloter les réactions des supporters. A la manière d’une régie à la télévision, elle fait fonctionner toute la structure et enregistre les images.

  • Une expérience de jeu inédite

C’est Zinedine Zidane, ambassadeur de la marque, qui le dit « Lorsque nous avons la chance de jouer dans un stade plein, nous éprouvons des sensations très fortes : la pression de l’avant-match, l’adrénaline dans le tunnel, le bruit et le souffle de la foule qui subliment le jeu sur le terrain…La Future Arena va offrir aux jeunes un condensé d’émotions comme celles des plus grands matchs de football. Je souhaite un bon match aux plus courageux et talentueux d’entre vous ! ».

Pour les privilégiés qui ont pû tester, le sentiment est particulier : « la ferveur est là : c’est bruyant, ça grouille, comme dans un vrai stade. Dans le tunnel, déjà, on devine la ferveur et l’excitation monte. Une fois dans le «stade», la foule crie et applaudit l’entrée des joueurs. »


 

Les prochains «urbans» avec les potes  seront sans doute un peu plus fades… 

  • Une nouvelle opportunité de visibilité pour les marques

Avec ses murs d’écrans, ce bijou et cette prouesse technologique offre la possibilité à Adidas et potentiellement à d’autres marques de s’exposer et de se rapprocher de leur cible (jeune en l’occurrence. La panneautique débarque dans les mini-stades !

Bienvenue dans le monde des grands

Mais alors, quel avenir pour ces stades 2.0 ? Si le champs d’application aux terrains de « Five » semble tout trouvé, les limites actuelles semblent avant tout économiques : cette technologie a un certain coût et elle nécessite plusieurs personnes perchées (régie) sur une mezzanine (pour les éclairages, le déclenchement de la réaction du public selon le déroulé du match, etc).

Une telle expérience ne sera donc pas forcément à portée de n’importe quelle bourse. Si, en moyenne, il faut dépenser 100 euros (soit 10 euros par personne) pour une heure de « foot à 5 » ordinaire, entrer dans la Future Arena pourrait être beaucoup plus coûteux.