Sorry Humanity : No privacy without Ethics Of Things !

Quel avenir pour l’éthique au croisement de l’innovation?  Du « future of Ethics » à : « l’EoT- Ethics Of Things »

Ethics Of Things

Et si tout était à refaire…. et si la direction n’était pas la bonne ? Quel avenir pour notre génération et toutes celles qui suivront ? Des innovations, oui mais à quel prix : celui de l’environnement, celui de la paupérisation des masses, celui de l’intermédiation des échanges ou encore celui de la perte de vue de notre rôle à chacun ici ou ailleurs.

Pendant que la technologie pousse l’humanité à progresser, les premières dérives apparaissent dans un même temps ou devrais-je dire continuent à gagner du terrain. Cela est plus juste et notre époque réclame davantage de justesse dans un environnement où nos données, nos traits de personnalités, nos appétences, nos vindictes ou coups de gueule basculent chaque jour un peu plus dans le flou de cette nébuleuse : le Web. Vos smartphones, tablettes ou ordinateurs vous connaissent mieux que votre propre famille.

Alors bienvenue dans ce tribunal, le nôtre, celui où nous sommes les propres juges de ce qui nous apparaît acceptable et utile ou au contraire nous amène à notre propre perte. Notre richesse ? Le Temps, notre spiritualité, notre raison, notre individualité dans le collectif, notre compréhension du monde qui nous entoure,  notre complexité, nos émotions… en bref tout ce qui nous caractérise et fait de nous ce que nous sommes : des Humains. Sommes-nous prêts à troquer notre temps de cerveau disponible, notre honneur, nos valeurs, ou encore notre pudeur si elle peut encore exister.

La révolution numérique représente-t-elle une chance ou une menace d’un point de vue éthique ?

1-EoT-Ethics Of Things : Quels enjeux pour demain ?

Comment développer les orientations éthiques nécessaires alors que les bases ont déjà été posées ?

En effet, la révolution numérique transforme notre société et par voie de conséquence nos vies. Cette mutation ne peut se soustraire à une réflexion sur les risques et questions qu’elle soulève et d’autant plus lorsqu’il est question d’éthique. Cette révolution peut aussi bien devenir une aubaine comme un désastre. Il est donc désormais de notre devoir à tous de veiller à construire et organiser une société qui soit le reflet de ce que l’humanité a de meilleur et ne pas tomber dans la non maîtrise angoissante des dérives technologiques au profit d’une innovation qui apporte du mieux. L’EoT-Ethics Of Things est un prisme à partir duquel nous devons conceptualiser l’innovation.

En d’autres termes : Une base qui pose les conditions d’une révolution numérique inclusive fondée sur la morale, la performance et l’humain. Il est vrai que bon nombre d’avancées technologiques soulèvent des inquiétudes, essuient des critiques ou posent question notamment en terme d’éthique.

Comment nos données vont-elles être traitées ? à quelles fins ?  Les algorithmes et l’hyper personnalisation vont-ils nous asservir pour à terme nous gouverner ? Comment définir le concept de liberté ?

Cette lourde tache doit-elle être dévolue à nos gouvernements ou doit-on laisser les entreprises tracer la voie ? Alors que l’automatisation partielle est devenue d’ores et déjà  un standard, il devient urgent d’amorcer le débat sur l’éthique avec l’avènement du Big Data, l’intelligence artificielle, et demain la robotisation. L’intelligence artificielle colonise la sphère de la «responsabilité humaine », ce qui nous amène à « externaliser » les taches qui furent hier encore du ressort des êtres humains.

Cette externalisation fragilise la maitrise de nos données, une data doit répondre avant tout à de multiples exigences éthiques, elle devrait se caractériser comme étant responsable, sécurisée et utile au commerce sans aliéner les droits les plus fondamentaux des utilisateurs.

La qualité des datas est essentielle. Une base de données doit être fréquemment inspectée, mise à jour et corrigée si besoin est. Son administrateur doit pouvoir prendre en compte sans délais des demandes comme le droit à l’oubli partiel ou total.

Quelles sont les problématiques soulevées par l’intelligence artificielle?

D’après la CNIL, l’intelligence artificielle et la démultiplication croissante des algorithmes dans les services que nous utilisons soulèvent de nombreuses questions pour l’avenir.

 

EoT-Ethics Of Things – Problématiques de l’Intelligence Artificielle

  1. Défiance de l’autonomie humaine par l’autonomie des machines :l’homme délègue de plus en plus de tâches à la machine, « à qui l’on prête des facultés infaillibles et impartiales ». De cette propension résulte une confiance aveugle de l’homme envers la machine. Dans un même temps l’on constate une dilution de la responsabilité dans des systèmes complexes et fragmentés.
  2. Erreur d’appréciation, partialité et exclusion :cette confiance démesurée cache pourtant des insuffisances à l’origine de la conception qui entraînent des défauts de décision. Les algorithmes peuvent aussi avoir des effets pervers en excluant des personnes qui ne correspondraient pas strictement aux critères attendus.
  3. Morcellement algorithmique :l’intelligence artificielle combinée à une analyse fine des données rend possible la personnalisation de l’expérience client, des produits ou des services. Ce découpage pourrait affecter certaines logiques collectives primordiales, tels que la diversité et la mutualisation du risque.
  4. Big Data : L’IA nécessite le brassage d’un nombre conséquent de datas pour « apprendre » (le machine Learning). Néanmoins, l’on se doit de protéger les libertés individuelles et les données personnelles.
  5. Qualité des données :au-delà de la quantité de datas, leurs qualités est un enjeu majeur pour consolider des systèmes fiables et pertinents. le choix des données collectées doit faire l’objet d’une attention particulière dans un contexte de confiance démesurée à l’égard de la machine.
  6. Identité humaine, et hybridation : l’humanité sera vite challengée par l’arrivée des machines dans notre quotidien. ces formes d’hybridation à mi-chemin entre homme et machine devrait précipiter les questionnements relatifs.

« Dans la vie, rien n’est à craindre, tout est à comprendre. »

Marie Curie

EoT-Ethics Of Things un cercle vertueux

2-Le cercle vertueux de l’innovation vs

l’EoT-Ethics Of Things

L’intelligence artificielle a permis un bon considérable en automatisant des taches jusque lors accomplies par l’homme : Conduire une voiture, vous indiquer quel est le meilleur moyen d’atteindre votre objectif, permettre une discussion entre deux individus de langues maternelles différentes, vous soigner, cuisiner pour vous, suggérer quoi faire, lire ou encore écouter.

La « civic tech »

La modernisation de la politique au travers de la « civic tech » offre dorénavant la possibilité de disposer d’une plateforme en ligne autorisant la consultation de citoyens sur des projets de loi en s’affranchissant du modèle élitiste.

La  « voiture intelligente ou autonomous car »

Des accidents mortels se produisent malheureusement quotidiennement sur nos routes. Ils sont tous issus d’une conjonction malheureuse d’erreurs conscientes ou inconscientes. Pourquoi ne peuvent-ils pas être évités dans la plupart des cas ? Tout simplement parce que notre cerveau est en incapacité à résoudre une situation critique en quelques millisecondes. Le temps de réaction requis pour ce faire dépasse nos facultés physiologiques et physiques à l’instar de l’intelligence artificielle qui elle en est pourvue. Les voitures autonomes pourraient dès lors engager des choix conscients : dans une situation d’urgence : est-ce un moindre mal de sacrifier ses 4 passagers au profit d’une femme enceinte qui risquerait d’être percutée à 50 km/h ? La promesse de l’IA est quoi qu’il en soit, de choisir la « meilleure option » en quelques fractions de millisecondes. En ce sens cette faculté rend les décisions prises par l’IA conscientes car elles sont le reflet de la meilleure option à tout instant.

EoT-Ethics Of Things propose que ce cercle vertueux ne puisse avoir lieu qu’avec le consentement des consommateurs, en effet pas d’usage des données sans l’instauration préalable d’un climat de confiance avec eux. Que la data soit « big », « smart », ou encore « fast » elle fait figure aujourd’hui d’un enjeu vertueux et bientôt un élément de responsabilité légale encadré par une réglementation spécifique qui régit les usages et sanctionne les débordements.

EoT Ethics Of Things

EoT-Ethics Of Things – Comprendre les mécanismes de la Moralité

L’utilisation de nos données dépasse de loin les innovations techniques annoncées, elle conditionne notre vie de citoyen de tous les jours et nous impose de nous questionner : Jusqu’où sommes-nous capable d’aller pour faciliter notre quotidien ? Quelles données sommes-nous prêt à sacrifier à ces fins ?

La sur-sollicitation publicitaire organisée à fait naître un sentiment de crainte chez les consommateurs les rendant beaucoup plus avertis et soucieux de la gestion de toutes ces méta données et aux menaces implicites de leur liberté. Fort heureusement, de nouveaux acteurs font de l’éthique leur fer de lance en matière de collecte et traitement des datas. Prenons en exemple ce moteur de recherche Français : « Qwant » qui ne cesse de prendre des parts de marchés à Google, encore tant de chemin à parcourir…
Une croissance oui, mais à n’importe quel prix : non ! Quoi penser lorsque l’on sait qu’un smartphone qui ne pèse qu’une centaine de gramme nécessite un peu plus de 70 kg de matière première pour sa production ?

Peut-on parler d’éthique lorsqu’un Datacenter produit plus de gaz à effet de serre que l’ensemble du transport aérien. Toutefois, dans une logique d’économie circulaire, le numérique à toutes ses chances pour s’inscrire au service de l’environnement. Comment ? En interdisant ces mécanismes d’obsolescence programmée, en faisant croître l’économie de la fonctionnalité, en faisant de la domotique et des objets connectés les gardes fous de nos consommations. La smartcity au travers de ces nouveaux centres urbains devra impulser et pérenniser cette réorganisation écoresponsable et éthique.

3-EoT-Ethics Of Things : Les risques et dérives

Face aux multiples usages de l’intelligence artificielle dans nos vies de tous les jours, quel comportement devons-nous adopter ?

EoT-Ethics Of Things – risques et dérives

Les GAFAM se rapprochent et s’organisent pour initier et faire rayonner l’intelligence artificielle, ils ont une idée bien précise de ce qu’ils aimeraient nous imposer. C’est d’ailleurs dans ce but que Google, DeepMind, Amazon, Facebook, Microsoft et IBM se sont structurés autour d’une entreprise à but non lucratif dans un projet de « Partenariat sur l’intelligence artificielle au bénéfice des personnes et de la société ». Cette union aura pour vocation la recherche sur les sujets aux croisements de l’éthique et de l’IA, la préconisation des bonnes pratiques avec publication des résultats sous licence créative commons. Ce consortium affirme ne pas vouloir instaurer une quelconque forme de gouvernance au travers d’actions de lobbying  et atteste qu’il a davantage un rôle d’écoute et d’éducation des utilisateurs et organismes qui administrent notre société.

Vous y êtes ? Comment est née l’industrie pharmaceutique ? Ne serais ce pas un groupement d’entreprises à but non lucratif ayant pour mission prophétique d’informer le corps dirigeant, de financer la recherche pour à terme exercer un contrôle sur les résultats publiés.

L’orchestration faite par les GAFAM est inquiétante. Elles ne sont en toute évidence pas neutres et animées par des intérêts et objectifs financiers sous-jacents. Les effets collatéraux ne les soucient que très peu : Prenons l’exemple de l’extraction des ressources naturelles, des industries du tabac, ou encore des laboratoires pharmaceutiques (inefficacité de certains médicaments et marges trop souvent excessives et cela avec la bénédiction de l’AMS.)

 

« Science sans conscience

n’est que ruine de l’âme ». Rabelais

 

Plus récemment que dire de la plus grande crise mondiale à laquelle Facebook a été confrontée depuis sa création : l’affaire « Cambridge Analytica » qui concerne 87 millions de comptes facebook avec plus de 210 000 personnes affectées directement par ce siphonnage de données en France. Cambridge Analytica aurait eu un rôle essentiel dans l’exploitation de données des citoyens américains ayant permis l’élection de D.Trump dans le cadre de la campagne présidentielle américaine de 2016. On comprend aisément le pouvoir de la donnée lorsqu’elle est exploitée à mauvais escient. Un encadrement législatif soucieux de l’EoT-Ethics Of Things aurait permis à minima d’alerter les protagonistes avant de commettre l’irréparable et au mieux d’éviter ces pratiques défiant la morale.

Sur un tout autre registre, intéressons-nous à Netflix par exemple qui tire son succès grâce à l’IA et ses algorithmes (au passage 80% des suggestions proviennent de ces mêmes algorithmes, c’est dire l’efficacité). Neil Hunt (Directeur produit chez Netflix) soulevait déjà la question en 2014 sur l’addiction générée par ce type de services. Cette question d’éthique est primordiale car l’IA proposera sans discontinuer les meilleures recommandations pour l’usager sans se soucier de son état psychique ou même du temps passé devant telle ou telle série.

« Sommes-nous encore libres ou asservis par les algorithmes ? » cette prise de conscience n’est qu’épisodique et n’a que très peu de poids face à l’importance de la fidélisation client, et quel qu’en soit le prix !

 

« Il n’y a d’éthique que lorsqu’il y a liberté.» Jacques Ruffié

On comprend vite que par essence, une société commerciale à vocation première à être source de profits et de ce fait ne peut aborder les questions de l’éthique que d’un point de vue biaisé. EoT-Ethics Of Things ou Les réflexions stratégiques et responsables autour de l’éthique et l’intelligence artificielle devraient être menées par des organisations publiques. L’éthique n’est pas une option mais bien « la base » à partir de laquelle il faut construire la proposition de valeur. Laisser les GAFAM s’emparer de ce rôle serait une façon de se résigner à relayer la question de l’éthique au rang d’accessoire.

Chaque jour vient confirmer l’évidence, l’IA peut anéantir le vivre ensemble, les leaders d’opinions comme Stephen Haking ou Elon Musk l’ont pressentis et nous en ont avertis publiquement.

Il est éminemment urgent de sensibiliser l’exécutif à ces questions qui façonneront nos vies dans le futur.

En effet, les GAFAM font preuve de vigueur et prennent de l’avance en matière d’IA, car à l’inverse une régulation protégeant le consommateur les pénaliserait.

EoT-Ethics Of Things : La data entre sphère privée et besoins du marketing

Partout dans le monde, le phénomène de collecte de données et informations personnelles suite à la navigation online s’accélèrent. Encore plus précises, toujours plus abondantes elles sont le Graal du taux de transformation. La donnée nous caractérise depuis les réseaux sociaux, dans les enseignes, les hôpitaux ou encore les administrations qui l’exploitent au profit d’une soit disant meilleure expérience client (navigation, questionnaires, collecteurs de données, etc.). Notre empreinte digitale évolue et se densifie, EoT-Ethics Of Things plus q’un objectif une nécessité!

« La posture ultra-dominante des acteurs américains pose question. »

Et l’humain dans tout ça ? Quel est le sort réservé à ses données confiées aux géants du Web. La RGPD devrait mettre plus d’ordre dans tout cela et notamment en matière de droit à l’oubli partiel ou total, ou encore de portabilité des données. Ces gardes fous doivent laisser l’espace à l’entreprise pour se développer et mûrir l’organisation de sa gestion des données avec le bon prisme, celui de l’éthique.

« Il faut créer un nouvel environnement, parvenir au juste équilibre, celui qui ne pénalise ni la croissance ni le consommateur. »

4-Les principes et recommandations opérationnelles

Au delà de l’EoT-Ethics Of Things, bon nombre de problématiques ont été soulevées au sujet des algorithmes et de l’IA par la CNIL.

EoT -Ethics Of Things – Problématiques de l’Intelligence Artificielle

 

Sont concernés en premières lignes : le Big Data, la protection des données à caractère personnel traitées par l’IA et les questions de dilution de la responsabilité. Celle-ci serait le résultat de la complexification et segmentation des algorithmes.

Quels sont les principes fondamentaux reconnus ?

  • Principe de loyauté

Le principe de loyauté a entre autre été énoncé par le Conseil d’Etat (étude annuelle de 2014 sur le numérique et les droits fondamentaux.)

Pour le conseil d’état : « la loyauté consiste à assurer de bonne foi le service de classement ou de référencement sans chercher à altérer ou à détourner à des fins étrangères à l’intérêt des utilisateurs ». Ce principe s’applique seulement aux plateformes et a été consacré dans la loi n°2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une République numérique. Il en résulte notamment une obligation pour les plateformes d’aviser les utilisateurs sur les critères de classement et de référencement mis en œuvre.

La Cnil quant à elle estime que le principe de loyauté devrait s’étendre à l’ensemble des algorithmes. Le principe  « d’intérêt des utilisateurs » pourrait s’entendre et s’appliquer au collectif et ne plus être borné aux utilisateurs de plateformes. En conséquence, un algorithme quel qu’il soit réputé « loyal » ne devrait plus avoir pour effet de causer, imiter ou de soutenir quelque discrimination que ce soit.

Cependant la CNIL a conscience que de conjuguer « Principe de loyauté » et montée en puissance des « algorithmes de ML : Machine Learning » est une réelle prouesse, en effet ces systèmes renferment des mécanismes comportementaux encore opaques y compris pour leurs concepteurs. La question devient alors inévitable : comment s’affranchir de toutes discriminations et assurer les principes de loyauté si même son créateur n’en maitrise pas tous les aspects ?

  • Principe de vigilance

Ce principe a pour vocation de contenir les phénomènes de « dilution de la responsabilité » et d’encadrer les propriétés mouvantes et évolutives des algorithmes de ML (machine Learning). Dès leur conception, les algorithmes ont par définition une part d’imprévisible. En surveillant donc les évolutions de l’IA, l’intervention humaine permettra d’appréhender toute forme de discrimination et d’y associer une mesure corrective.

La Cnil est résolue à responsabiliser d’une part les concepteurs d’algorithmes et d’autre part les personnes et organisations déployant l’IA par une obligation de vigilance. Par voie de conséquence, de cette obligation de vigilance en résultera plus de transparence et d’éthique vis-à-vis des utilisateurs de ces nouvelles technologies.

 

EoT-Ethics Of Things – CNIL – Recommandations opérationnelles

Quelles sont les 6 recommandations opérationnelles élaborées par la Cnil ?

  1. Former à l’éthique toutes les parties prenantes « maillons » de la chaîne algorithmique (ex : concepteurs d’algorithme, professionnels de l’IA, citoyens lambda…) : chacun doit être à même de comprendre le fonctionnement de la machine et/ou technologie ;
  2. Vulgariser la compréhension des systèmes algorithmiques notamment en soutenant les droits existants (ex : droit à l’information, droit d’accès, etc) ;
  3. Diminuer l’opacité en travaillant sur une interface entre le système algorithmique et son utilisateur pour plus de transparence et de compréhension ;
  4. Créer une plateforme nationale d’audit des algorithmes afin d’encadrer et contrôler leur conformité à la loi et donc aux principes de loyauté ;
  5. Dynamiser la recherche de solutions innovantes pour faire de la France le leader incontesté de l’IA éthique : en favorisant l’explication sur le fonctionnement et la logique des algorithmes
  6. Promulguer la fonction éthique dans nos entreprises (ex : création de comité « éthique » dans l’entreprise, faire évoluer les chartes déontologiques, etc).
Pour poursuivre cette analyse, découvrez le livre blanc de Mathias Avocats sur les principales questions juridiques (8 fiches thématiques) et leurs conséquences opérationnelles.

 

5-L’ethical Mindset ou esprit éthique

Un décryptage s’impose pour comprendre comment les capacités morales et éthiques se développent ou pas ! Howard Gardner professeur de cognition et d’éducation à la Harvard Graduate School est un psychologue cognitif et éducatif influent, pas un éthicien en soi. Mais en tant que psychologue, il construit ses travaux sur la base de l’éthique qu’il assimile à sa première responsabilité. D’ailleurs, sa réflexion sur les fondements profonds des questions éthiques ont eu une très longue portée. Il devrait donc nous aider à aborder l’EoT-Ethics Of Things.

Dans le livre séminal de 1983 Frames of Mind, il a avancé sa théorie selon laquelle les individus possèdent non pas une, mais plusieurs variétés d’intelligence: linguistique, logique-mathématique, spatiale, corporelle-kinesthésique, musicale, interpersonnelle et intrapersonnelle.

Cette théorie affinée continuellement par Gardner, a été plébiscitée par la quasi-totalité de la communauté éducative et des professeurs du monde entier qui adaptent leurs cours aux différents modèles d’intelligence.

Dans son livre, Five Minds for the Future (publié par Harvard Business School Press en 2007), Gardner cogite sur ce qu’il faut pour développer un état d’esprit éthique et offre ses réflexions sur ce que les gestionnaires doivent faire pour développer et maintenir des normes éthiques élevées pour eux-mêmes et leurs organisations.

 

« Comment l’indomptable recherche scientifique va-t-elle rester au service du mieux-être physique et mental de tous ? Deux maitres mots : éducation et éthique, qu’il faut traduire en pratique. » Etienne-Emile Baulieu

 

En effet, si l’on considère que l’éthique est le dénominateur commun et « l’ADN » qui guide toutes ses formes d’intelligences distinctes alors l’innovation qui en résultera est un progrès, car elle travaillera non pas pour des causes purement commerciales mais bien pour apporter une amélioration au profit de l’Homme dans le respect des principes de loyauté et soucieuse de la « Privacy ».

EoT-Ethics Of Things – Ethical Mindset

Alors qu’est-ce qu’un esprit éthique?

L’éthique étant la science de la morale et des mœurs, développer un esprit éthique c’est réfléchir sur les finalités sur les valeurs de l’existence, sur les conditions d’une vie heureuse. L’EoT-Ethics Of Things peut parallèlement être une source de réflexion sur les comportements à adopter pour permettre à l’homme de s’inscrire dans un avenir humainement acceptable et morale. L’esprit éthique conduit la quête d’une société idéale.

Sur le plan étymologique, les termes « éthique » et « morale » sont des synonymes d’origines grecques tandis que la morale englobe un ensemble de règles ou de lois à caractère universel, irréductible voire éternel, l’éthique se rattache aux valeurs et se définit de façon relative dans son temps et dans l’espace, en fonction de la communauté humaine à laquelle elle appartient.

L’ordre moral est ce que l’on fait par soucis du devoir (mise en œuvre de la volonté) et l’éthique est tout ce que l’on fait par amour (avec la mise en œuvre des sentiments). Si nous voulons prospérer en qualité d’individus, en tant que communauté et enfin en tant que race humaine, il appartient de sanctuariser ces principes qui sont un socle pour la construction de notre société et de celles qui suivront sans quoi des dérives indénombrables se produiront.

«Quel genre de personne, de travailleur/se et de citoyen/ne est-ce que je veux être? » celui ou celle qui absorbe l’innovation sans se soucier des conséquences, qui attend que l’on décide pour lui/elle? On dit d’ailleurs que « lorsque c’est gratuit, c’est que c’est vous le produit ! » ou celui ou celle pour qui la conscience et l’éthique guide chaque action et aborde la vie et ses nouveautés avec l’esprit critique ?

Toutefois, l’EoT-Ethics Of Things nous pousse à clarifier la distinction entre l’esprit respectueux et l’esprit éthique, car nous supposons que celui qui respecte est éthique et vice versa.

Alors que vous pouvez être respectueux sans comprendre pourquoi: En tant qu’enfant, vous avez peut-être respecté vos parents et vos grands-parents parce qu’on vous a appris à le faire. Mais les conceptions et les comportements éthiques exigent une certaine capacité à dépasser votre propre expérience en tant que personne individuelle. EoT-Ethics Of Things ou L’esprit éthique n’est donc jamais un acquis mais bien une ligne directrice salvatrice de notre communauté qu’il faut suivre. Ce n’est pas une finalité mais une science qui mérite de s’en approcher au maximum pour servir l’humanité et non l’asservir.

« La science présente beaucoup de danger, mais il faut lutter contre ces dangers non pas par moins de science mais par davantage de science, une science qui puisse aussi créer sa propre éthique ». Jean D’Ormesson

 

Mots de la fin :

« Alors que l’on cherche à humaniser les robots, on robotise l’humain.» l’EoT-Ethics Of Things doit demeurer la base de toute innovation technologique.

EoT-Ethics Of Things – Visions éthiques

De notre cercle familial, à la société en passant par l’entreprise, the « new way of life » a pris des allures futuristes où les enjeux sociétaux sont colossaux et doivent être traités avec beaucoup d’éthique, de conscience, de responsabilité, et de rigueur. Il ne s’agit plus de laisser le capitalisme grandissant absorber l’inquantifiable, l’impalpable mais bien de mettre des gardes fous, des lignes à ne pas dépasser. Qu’est ce qui permet à un enfant de devenir si ce n’est une bonne éducation, et qu’est-ce que vaut une éducation sans limite (explicite ou implicite) ? Quelle est la valeur du « Faire » ou « de ne pas faire » par soucis d’éthique ?

Utopie pour certains, nécessité ultime pour d’autres, l’essentiel est que la conscience collective parvienne à toujours ouvrir et encore rouvrir les débats, le questionnement est déjà une approche critique qui permet bien souvent de donner plein pouvoirs à la cohérence, à l’alternative et à la raison.

Est-ce que l’on parle de sagesse ? Si l’intention première est de bien faire avec objectivité et pragmatisme alors oui. EoT-Ethics of things : nous sommes le dernier rempart pour éviter les dérives, jamais « La loi » ne s’auto suffira ! Alors à vous de juger…

Sources :

Inovapolis : Make the New Society

Into the minds : Big Data – Pourquoi la question de l’éthique est centrale ?

Big Data : le top 5 des enjeux ethiques

Books : Le consommateur digital Par Patrick Hoffstetter,Nicolas Riou

The ethical Mind

Les enjeux éthiques des algorithmes et de l’IA – Mathias Avocats

Les enjeux éthiques associés à la révolution digitale

Les enjeux éthiques des voitures autonomes

Accenture : Code of business ethics

The Future of business Ethics – Reports – BSR

Libération : La société numérique, pour le meilleur ?

Blog du Modérateur : Intelligence artificielle – de l’importance des principes de vigilance et de loyauté des algorithmes pour garder la main

Les echos.fr : Comment parvenir à lier l’éthique et la data

Scandale Cambridge Analytica – 87 millions de comptes Facebook concernés

Par |2018-05-15T12:51:41+02:00dimanche, 22 avril, 2018|Catégories : E-Business, Expérience Client, Tech|

À propos de l'auteur :

Passionné par les nouvelles technologies et l'innovation qui permettent de créer des opportunités de croissance pour l'entreprise. Contactez-moi => florian.hohweiller@mbamci.com #MarketingDigital #IntelligenceArtificielle #Robots #IA #Blockchain #IoT #Voice #entrepreunariatsocial

2 Comments

  1. Bassam 25 avril 2018 à 10 h 51 min - Répondre

    Sujet majeur en effet et notre humanité n’échappera pas à une régulation par l’éthique.

    Cette régulation n’est pas pour le prochain siècle ou le prochain millénaire, mais pour maintenant, aujourd’hui avant demain, avant que tout ne s’écroule et quelques esprits malfamés ne s’accaparent un pouvoir global sur les vies d’autrui, pouvoir qui n’est nullement le leur. Pour les GAFAM, et les nombreux qui les envient et voudraient tant jouer dans leur cour, jouer à « dieu » alors qu’on n’est qu’un pauvre sociopathe, habité par un pouvoir démesuré de dominer autrui, et assoiffé de richesses matérielles pour rassurer son égo hypertrophié et misérable.

    Comme le dit si bien l’article : « L’éthique n’est pas une option mais bien LA BASE ».

    Et cette régulation ne peut être assurée, en effet, que par les pouvoirs publics, impartiaux dans les vraies démocraties. Ces pouvoirs publics doivent d’abord se l’appliquer à eux-mêmes, puis l’assurer en toute transparence et conscience pour l’ensemble des citoyens.

    Citons avec bonheur Martin Luther KING :

    « La couardise pose la question : Est-ce que c’est sans danger ?
    L’opportunisme pose la question : Est-ce politiquement correct ?
    La vanité pose la question : Est-ce que c’est populaire ?
    Mais la conscience pose la question : Est-ce que c’est juste ?

    Le temps vient où il faut prendre une position qui n’est ni sans danger ni politiquement correcte, ni populaire, mais il nous faut la prendre parce que notre Conscience nous dit qu’elle est juste ».

    Merci Florian pour ce travail remarquable.

  2. Florian HOHWEILLER 25 avril 2018 à 18 h 28 min - Répondre

    Merci Bassam pour ce commentaire qui vient enrichir au combien cet article! l’Ethique est en effet l’affaire de tous. Un sujet qui ne cesse de prendre de l’ampleur devant les avancées technologiques qui mettent à mal notre « Privacy » si toutefois l’éthique a été absente des réflexions stratégiques!

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