A votre santé « connectée »!

Qu’y a-t-il de commun entre une personne souffrant d’insuffisance cardiaque, une seconde d’apnée du sommeil et une troisième équipée d’un stimulateur cardiaque ?

Alors ?

  • Ils aiment aller au cinéma le samedi ?
  • Ils aiment jouer aux cartes avec leurs amis ?
  • Ils aiment aller au restaurant en famille ?

C’est bien possible. Mais une chose est sure, pour eux, la médecine est à un tournant.

Depuis la nuit des temps, guérir les gens des maladies infectieuses était le but ultime de la médecine.

Jusqu’à la découverte de la pénicilline dans les années trente, la plupart des gens mourraient jeunes et rapidement. Bien que cet état de fait était terrible et triste, prendre soin de personnes qui mourraient en l’espace de quelques jours n’était en fin de compte pas très onéreux. Dans la seconde moitié du vingtième siècle, les antibiotiques ont radicalement changé les choses. Des maladies qui tuaient des millions de personnes comme la tuberculose ont été rayées de la carte en quelques années.  L’espérance de vie a augmenté très rapidement, tout au moins dans les pays occidentaux. De ce fait, les maladies non-infectieuses sont devenues de plus en plus répandues : cancers, maladie d’Alzheimer, insuffisance cardiaque.

Le hic, c’est que ces maladies non-guérissables doivent être traitées pendant des années.

Vous pouvez vous le permettre ?

Hum,

De fait, les coûts des systèmes de santé à travers le monde ont explosé : 12% du PIB en France, 19% aux Etats-Unis !

Les Etats-providence, en particulier en Europe, tentent de trouver des moyens de contenir ces coûts. L’Asie développée suit ce chemin également, tout comme les Etats-Unis depuis que le Président Obama a engagé une grande réforme pour réduire les coûts du système de santé, communément connue sous le nom d’Obamacare. Par exemple, les hôpitaux qui enregistrent un niveau trop élevé de ré-hospitalisations se voient sanctionnés d’une amende proportionnelle à leur chiffre d’affaires annuel. Un des moyens de réduire ce risque est de faire suivre les patients retournés à leur domicile de très près par le personnel médical.

C’est là qu’intervient le grand changement.

Pour que ce changement voit le jour, les équipements médicaux qu’utilisent les patients, tels que les pèses-personnes, les glucomètres, les oxymètres ou même les stimulateurs cardiaques, doivent être en mesure d’envoyer automatiquement les données médicales des patients à leur médecin à intervalle régulier (dans la plupart des cas, une fois par jour). La coordination des intervenants médicaux est fondamentale pour assurer un suivi optimal du traitement des patients : les données transmises depuis les équipements médicaux des patients doivent pourvoir être partagées entre le médecin traitant, les spécialistes, les infirmières, les travailleurs sociaux et la famille du patient.

C’est une bonne nouvelle pour tout un chacun car nous devrions pouvoir vieillir dans de meilleurs conditions, et dans la majorité des cas, à la maison.