Réseaux sociaux et Street Art, Je t’aime moi non plus !

 

Si l’on avait encore besoin d’une preuve que le Street Art était rentré dans la cour des grands, la vente en octobre dernier de « Girl with Balloon » de Banksy à plus d’un million de dollars, finira de convaincre les plus sceptiques. 
 
Le Street Art s’est beaucoup « démocratisé » et Instagram n’y est pas pour rien ! 
Relation schizophrénique, les réseaux sociaux sont tour à tour détestés ou au contraire utilisés comme tremplin par les street artistes. 
 
 

De la haine à l’amour 

Certains artistes ont mis la critique des réseaux sociaux au coeur de leurs oeuvres. 
En 2012, l’artiste californien Above alerte sur notre dépendance aux réseaux sociaux sur une fresque murale à Copenhague. Twitter, Facebook etc en prennent pour leur grade. 
 

Critique des réseaux sociaux par les street artistes

En 2015, c’est l’artiste canadien IHeart qui dénonce à son tour notre addiction sur les murs de Vancouver.
 
« Je vois les gens marcher dans les rues levant à peine les yeux de leurs appareils (…) nous sommes hyperconnectés et pourtant tellement déconnectés les uns des autres. »

critique des réseaux sociaux par les streets artistes. Peinture murale

 
Malgré ces critiques, au milieu des photos de brunchs et des chatons de tout poil, le Street Art s’est imposé comme un thème incontournable des réseaux sociaux notamment sur Instagram.

 

 

 

 

Instagram, le réseau incontournable du Street Art

Gratuité, anonymat, facilité de création et de partage, on retrouve entre Internet et le Street Art des valeurs communes qui ont fait du Net un outil incontournable et ce depuis le début du Street Art. 
Les premiers sites consacrés au Street Art ont vu le jour avant 2000.
Sites institutionnels et sites d’artistes ont peu à peu été rejoints par les réseaux sociaux. Les photos de Street Art ont d’abord été partagées sur Facebook et Tumblr.
 
Aujourd’hui c’est Instagram qui s’impose comme le réseau incontournable pour le partage de photos de Street Art.

 

Instagram le réseau social incontournable du Street Art
 
Pour certains ces pratiques dénaturent l’essence même du Street Art. 
 
« Le Street Art est une activité éphémère, qui ne devrait pas avoir un impact à long terme mais devrait marquer les esprits et faire réagir dans l’immédiat. Instagram influe sur la pratique et l’évolution d’un mouvement qui se voulait à la base contestataire, politique. » 
 
Au contraire, pour d’autres street artistes, les réseaux sociaux permettent une fabuleuse mise en avant.
Dans le cadre d’une interview pour mon (futur) blog Rive Droite et Ailleurs, j’ai rencontré le street artiste français HeartCraft.
Pour lui les réseaux sociaux représentent une « véritable vitrine », une sorte de «carte de visite ».
Il accorde un soin particulier à son feed Instagram, a une véritable ligne éditoriale et s’assure que ses oeuvres soient les plus jolies possibles avant de les prendre en photo, quitte à leur passer un petit coup de chiffon avant de les immortaliser. Il prend également soin de répondre et de remercier toutes les personnes qui le citent.
 
 
exemple de Feed Instagram du Street Artist HeartCraft.

Feed Instagram HeartCraft: rien n’est laissé au hasard

 

 

 

 

« Le community management selon Banksy » 

Les réseaux sociaux ont également eu un impact sur la façon dont les artistes pensent leurs oeuvres. 
En 2015, la blogueuse Amélie Broutin écrivait un article intitulé « Le Community management selon Banksy ».
Banksy manie comme personne l’art de faire le buzz et reprend dans ses oeuvres certains codes propres aux réseaux sociaux. 
Ainsi en 2015, Banksy dessinait un chaton à Gaza. Quel rapport entre Gaza et un chaton ? Voici sa réponse:

« Un habitant local est venu et m’a demandé : ‘S’il vous plaît, qu’est-ce que ça signifie ?’ J’ai expliqué que je voulais révéler au grand jour la destruction de Gaza en postant des photos sur mon site, et sur Internet, les gens ne remarquent que les photos de chatons. »

Banksy utilisation des codes des réseaux sociaux dans son oeuvre de street art

Banksy reprend également les codes généralisés par les réseaux sociaux : 
 
Le 6 octobre dernier, suite à la destruction de son oeuvre « Girl with Balloon » l’artiste a posté sur Instagram une vidéo explicative avec une citation attribuée à Picasso. « Quel plaisir que de détruire pour recommencer. »
 
Cette vidéo a fait plus de 14 millions de vues, un score qui a de quoi faire rêver tous les Community manager…
 

 
 
Plus de Street Art ? Rendez-vous sur  Instagram et sur le blog Rive Droite et Ailleurs 
 
Bibliographie et comptes Instagram à suivre: 

Par |2019-01-10T01:03:24+02:00mardi, 18 décembre, 2018|Catégories : Content Marketing|Mots-clés : , , , |

À propos de l'auteur :

Marketeuse 360 degrés: produits et digital. Passionnée de voyages et de Street Art. Plus de street Art sur mon site https://rivedroiteetailleurs.com/

2 Comments

  1. Richard 19 décembre 2018 à 14 h 23 min - Répondre

    Super article, a quand un prochain article sur le street art ?

    • elise 19 décembre 2018 à 17 h 46 min - Répondre

      Bonjour Richard, merci pour ton commentaire. Prochain article à venir très bientôt ! 😉

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