Quelle question d’actualité !

Je suis sûre que tu te l’ai déjà posé !

Qui influence qui ? Est-ce une relation gagnant/gagnant ou un jeu de dupes ?

Ce qui est sûre, c’est que la politique impact/ fait vibrer les médias sociaux, que ce soit Outre-Atlantique ou au sein de l’Hexagone.

Cet article ne traite pas d’opinion ou d’engagement politique. Il cherche uniquement à mettre en lumière via une analyse factuelle, les interactions entre les instances politiques, leurs représentants et les médias sociaux.

Tout d’abord, nous analyserons le cas de l’élection présidentielle américaine puis en prévision des élections françaises de mai 2017, nous verrons où en sont les politiciens français sur le sujet.

Avant toute chose, revenons sur deux définitions primordiales à la compréhension de cet écosystème:

  • Qu’est-ce que le data mining ?

Selon Joseph P. Bigus (IBM T.J. Watson Research Center) : « data mining is the efficient discovery of valuable, non-obvious information from a large collection of data ». Autrement dit, comment extraire et analyser d’une grande source de données (ici le web/ les réseaux sociaux), des informations fiables, utiles et inédites.

  • Qu’est-ce que le social data mining ?

C’est tout simplement le fait d’extraire des données inédites, exclusives et « fiable » des réseaux sociaux.

Transition toute faite, la fiabilité de l’information sur les réseaux sociaux et les élections américaines !

L’élection de Donald Trump

L’élection de Donald Trump, le 8 novembre dernier à créé la surprise générale. Décriée par les uns, applaudie par les autres, elle n’a laissé personne indifférent et pour cause.

« L’élection de Trump c’est la faillite des médias » a-t-on pu lire… Mais comment expliquer cette situation et ces attaques ?

Flashback !

Il faut savoir qu’aux Etats-Unis le rôle des GAFA (Google dont Youtube, Amazon, Facebook et Apple) et des médias sont très liés.

GAFA

Il y a une vraie courroie de transmission des GAFA à la presse.

Hors les GAFA se sont avant tout les internautes, les contenus qu’ils produisent et partagent. De plus, durant la campagne, les institutions GAFA ont clairement pris position à 99% pour Hillary Clinton. Quelle surprise alors !

Une expérience scientifique faites aux Etats-Unis à chercher à démontrer l’influence que peut avoir Google sur les résultats d’une élection.

Déroulé de l’expérience

  • Sujet : une élection australienne, 2 candidats
  • Acteurs : un échantillon représentatif de 100 américains

Division du groupe en deux, chaque groupe ayant son candidat favori.

  • Outil : 15 minutes pour se renseigner sur un moteur de recherche (similaire à Google)
  • Résultat sans appel : la préférence du groupe a été dans le sens du classement

Qu’est-ce que cela signifie ? Que des indécis pourraient-être influencé sur Google (démenti par le principal intéressé). Cette même étude indique que dans le cadre des élections américaines, entre 2 et 10 millions d’américains indécis auraient ainsi choisi leur candidat avec les réponses les plus remontées sur Google.

Mais Google n’a pas été le seul (GAFA) à avoir été attaqué suite à cette élection.Youtube

Facebook en a pris aussi pour son grade. L’attaque est venue notamment de TechCrunch qui a « estimé que le réseau social était devenu un acteur démesuré, capable de façonner notre compréhension des événements qui se déroulent autour de nous ». Même si Facebook s’en ai défendu (outils, surveillance…), les chiffres publiés par BuzzFeed (8,7 de fausses informations auraient circulé contre 7,8 millions d’articles journalistiques sérieux durant la campagne) sont venus accentué ce « malaise ».

On sait de plus que 40% des Américains s’informent sur les réseaux sociaux…

L’exemple américain illustre donc bien le pouvoir des réseaux sociaux sur la politique. Et même si parfois ils peuvent détruire un candidat ou l’amener à la gloire, chacun s’en sert pour accroitre son influence.

Le français Rémi Douine (fondateur de « the metrics factory ») a définit la social data comme « une nouvelle forme d’engagement : plutôt que de signer une pétition, on va retweeter un hashtag, qui va faire monter un compteur que politiques et gouvernements regardent. »

Le cas de la France

Alors justement, à quelques mois des élections française, quand est-il de la relation entre nos partis, leurs représentants et les réseaux sociaux ?

facebook-et-twitter

youtube

YouTube : second moteur de recherche en France en 2016

Ces graphiques ne sont pas exhaustifs. Ils montrent uniquement que les principaux acteurs de la politique française sont présents sur les réseaux sociaux avec différents niveaux d’influence. Nous savons également dores et déjà que la course à l’Elysée se jouera également sur les médias sociaux.

Gardons cependant en tête l’exemple américain : les médias sociaux sont certes une source d’information infinie, mais n’oublions pas d’en faire le tri ! Smiley