Pumpkin, mais qu’est-ce-que c’est?

Pumpkin est une l’application mobile qui simplifie les remboursements entre amis donc un porte-monnaie virtuel, complétement différent des bitcoins et de toutes les autres monnaies virtuelles.
Plus besoin de chèques, de virements, de cash ni de se creuser les méninges sur la façon de rembourser ses amis : par exemple nous sommes tous au restaurant et arrive le moment où il faut régler la note. Une seule personne va régler la totalité, les autres vont immédiatement lui rembourser leur part en se connectant à l’application et en lui transférant le montant dû.

En soi l’application permet de se faire rembourser ou de payer n’importe quel contact de son répertoire ou ami Facebook, gratuitement pour le moment. Les trois créateurs (Hugo Sallé de Chou, Constantin Woldfrom et Victor Lennel) basés à Euratechnologies désirent, sur le long terme, mettre en place une commission par internaute et par transaction. Mais la bonne nouvelle est que les utilisateurs qui détiennent une communauté active sur l’application en seront exemptés.
Il suffit de télécharger l’application gratuite, de placer de l’argent dans Pumpkin via son numéro de portable ou de scanner sa carte de crédit et son cryptogramme (ce qui entraînera une vérification de l’authenticité du compte bancaire lié à la carte bien entendu) puis d’entrer le montant de glisser le bouton en bas de l’écran : le tour est joué !
Pumpkin, n’est pas qu’une simple application de paiement ou de remboursement destiné au 16-35ans : le modèle a aussi été créé pour être un réseau social. Dès que deux utilisateurs se sont remboursés, ils deviennent « Pum’potes » et grâce à une timeline ils peuvent voir les transactions de leurs « Pum’potes », les liker ou encore de les commenter.

Vidéo de présentation de l’application, disponible sur Youtube en cliquant ici.

Pumpkin a intégré les codes de la génération Y. Ce n’est pas qu’un moyen d’échanger de l’argent, c’est aussi l’occasion de partager des moments de vie. Notre objectif est de faire de notre solution un réseau social du paiement, explique Hugo Sallé de Chou, cofondateur de Pumpkin.

PumpkinPar contre les transactions privées, ne sont visibles par aucun membre du répertoire téléphonique de l’utilisateur ou de son Facebook.
Admettons que le solde du porte-monnaie virtuel ne soit pas suffisant, pas de problème ! L’application va prélever l’argent directement sur le compte bancaire de l’utilisateur, étant donné que sa carte a été scannée puis enregistrée dans l’application avant la première transaction. L’argent récolté sur Pumpkin, peut être transféré sur le compte bancaire de l’utilisateur à tout moment et ce, peu importe le montant.

Un porte-monnaie virtuel? Est-ce vraiment bien sécurisé?

Pumpkin et la sécuritéPumpkin est conçue selon les plus hauts standards de sécurité bancaire informatique. Lorsqu’une carte est scannée, l’application exige un 3D Secure (vérification bancaire) et les données sont intégralement cryptées. Par ailleurs, cette application lilloise travaille étroitement avec des experts du paiement en Europe tel que Payline : l’une des filiales du Crédit Mutuel Arkea qui se chargera de stocker les données sensibles. Tandis que l’argent sera, lui, stocké chez Mangopay (filiale de Leetchi en charge de la monnaie électronique) afin de ne rien laisser de côté et d’être sûr que les données bancaires et les paiements restent les plus sécurisés possible. De plus, avant la concrétisation de tout paiement, un code secret à quatre chiffres doit être composé. C’est alors qu’un commentaire « funny » s’affiche dans la timeline des « Pum’potes » de l’utilisateur.
Toutes ces technologies de sécurisation des échanges bancaires font que les utilisateurs peuvent avoir confiance en l’application et n’hésitent pas avant de l’utiliser.

La genèse de l’application et son avenir

Tout a commencé grâce à l’année de césure à l’étranger obtenue par Hugo Sallé de Chou et de Constantin Wolfrom dans le cadre de leur master à l’Edhec.
Hugo Sallé de Chou a connu des échanges d’argent similaires lorsqu’il travaillait chez Dailymotion à San Francisco. Et lorsque Constantin Wolfrom était consultant durant cette fameuse année de césure il a remarqué qu’au Kenya et au Tchad un certain nombre de travailleurs étaient rémunérés via leur opérateur téléphonique car ils n’étaient pas tous titulaires d’un compte bancaire.
Suite à ces expériences et après leur retour à l’Edhec pour finaliser la dernière année de leur master, ils ont décidé de mener à bien le projet de cette application. Mais le hic est qu’ils n’avaient pas de compétences informatiques. C’est lors d’un « start-up week-end » organisé par Euratechnologies qu’ils ont rencontré Victor Lennel qui a été séduit par l’idée et a décidé de se lancer dans l’aventure avec eux.

Logo Pumpkin
Ne faisant plus parti de l’incubateur d’Euratechnologies, ils font maintenant partie de l’accélérateur de l’organisation qui va les soutenir dans leur projet pour encore cinq ans.
Aujourd’hui l’application compte plus de 20 000 utilisateurs à son actif avec à peu près 800 000€ de transactions. En l’espace d’un mois, plus d’un millier de personnes l’ont téléchargée. Encore mieux, ces personnes utilisent régulièrement Pumpkin.
Afin d’accroître la communauté de l’application, de se différencier des acteurs du secteur bancaire – qui est toujours un secteur très fermé -, et de faire du paiement P to P une activité ludique, Pumpkin a effectué une levée de fonds grâce à laquelle l’application a gagné 600 000€. L’un des autres objectifs des Lillois est d’atteindre 100 000 aficionados d’ici l’été 2016. Pour cela, ils ont mis en place un plan média sur Facebook, Youtube et Dailymotion dans l’espoir de toucher la génération Y, très demandeuse de bons plans, aimant partager et échanger leurs nouvelles trouvailles 2.0.

Vidéo Pumpkin, la start up qui monte, disponible sur Youtube en cliquant ici.