L’ optimisation des processus de productions et la théorie des parties prenantes

 

Depuis les années quatre-vingt, les technologies n’ont cessé d’évoluer, et plus particulièrement les technologies de l’information et de la communication (T.I.C). Leur poids est devenu fondamental dans l’activité de toutes les entreprises. Les T.I.C sont (S. Amabile, 2000) « définies comme l’ensemble des technologies qui sont assignées à l’usage de l’Internet et de ses protocoles ainsi que les différentes formes de réseaux locaux reliant les micro-ordinateurs ou des stations de travail ». Actuellement, omniprésentes dans les pays occidentaux, les TIC sont des outils de gestion Freemanincontournables pour les entreprises. Elles permettent, d’une part, une meilleure organisation en sein des entreprises et d’autre part, d’augmenter les performances de ces dernières dans le but d’être plus concurrentielles. Après cette brève présentation T.I.C, nous allons mettre en corrélation l’impact apporté par ces technologies aux entreprises avec la théorie des parties prenantes (Ed FREEMAN, 1983)  afin de montrer comment un changement organisationnel est un facteur de croissance.

Actuellement, le système économique le plus commun s’appuie sur des théories libérales (Milton FRIEDMANN, 1970), où les actionnaires sont au centre de la structure organisationnelle, et où les profits générés leur sont reversés. Ce modèle ne prend pas en compte que le capital humain qui contribue à l’effort et à la réussite de la société.

 

 

 

Les Technologies de l’Information et de la Communication ont un impact positif sur les résultats et les performances des entreprises manufacturées. En effet, des études ont montré que l’intégration des TIC dans le processus de production des entreprises était un facteur de croissance. Les T.I.C génèrent une modification organisationnelle et une nouvelle méthode de production qui simplifient les taches des différents secteurs. Cette simplification des taches est due à l’automatisation des procédés et, de ce fait, à la réduction des erreurs lors de la fabrication. Ces différents facteurs jouent un rôle important dans l’amélioration de la productivité de l’entreprise car ils permettent de réduire les coûts de production en diminuant le temps de fabrication et les coûts engendrés par le capital humain.

Les T.I.C sont des outils de communication permettant une meilleure transmission des données entre les secteurs de production, mais elles sont également des outils permettant de fournir des données sur les capacités de production des entreprises afin qu’elles-mêmes, via leur connaissance d’elles-mêmes, améliorent leur processus de fabrication. L’analyse de données statistiques permet de modifier et d’adapter les processus afin que le rendement des lignes de production dégage une meilleure rentabilité et ainsi permet à l’entreprise d’être plus productive.

D’un point de vue écologique, l’utilisation d’outil d’Échange de Donnée Informatique (EDI) permet également de mettre en place la stratégie des quatre (zéro papier, zéro stock, zéro délai, zéro default). La théorie des quatre zéros est tirée du concept du : Juste À Temps (JAT). Ce concept, associé à un processus d’automation permet de mettre en place un système organisationnel de Lean Management. Le Lean Management « consiste à organiser son entreprise de telle sorte qu’elle puisse livrer exactement et au bon moment la quantité́ de biens souhaites par ses clients ». Il a pour but d’éviter le gaspillage et d’améliorer le processus de production de l’entreprise.

Néanmoins, l’adoption des T.I.C dans le processus des entreprises doit être associée à un programme de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). En effet, la modification des méthodes de management dû à l’utilisation des TIC entraîne la réduction du nombre d’employés en faveur de la productivité.

 

 

Le schéma économique exposé s’apparente donc aux théories libérales, ne prenant pas en compte les parties prenantes de l’entreprise, mais seulement les bénéfices dégagés pour les actionnaires. De ce fait, la responsabilité sociale des entreprises doit en contrepartie permettre la formation du personnel afin de permettre leur développement social et ainsi leur donner de la valeur ajoutée.  . La RSE dans ce cas-là est la passerelle qui permet la liaison entre l’utilisation de TIC dans le processus d’optimisation de la chaîne de production et la théorie des parties prenants d’Ed FREEMAN.

De plus, la RSE et le développement des travailleurs permettent de créer des opportunités d’innovation stratégique. En effet, l’amélioration de compétence des responsables permet de leur donner un spectre plus ample des possibilités stratégiques et opérationnelles. Pour illustrer cette remarque, l’analyse du lien de corrélation entre la RSE et l’innovation exposé par d’Alexandre Asselineau et Anne Cromarias dans leurs travail (« la RSE, un catalyseur d’innovations au service de la vision stratégique ») permet de mettre en exergue le fait que la réflexion stratégique guidée par la RSE « oriente l’entreprise dans son ensemble vers des approches innovantes et initie une spirale vertueuse de développement collectif ». Pour conclure, l’adoption des TIC et la mise en place d’un programme RSE permet donc aux entreprises d’être plus concurrentielles sur leur marché en étant plus productives, mais aussi d’être un catalyseur d’innovations.

Allez plus loin en lisant l’article de Joelle Tshibangu : Maintenance Prédictive, Graal de l’industrie 4.0?

 

Bibliographie :

  • 2012, KOSSAÏ & PIGET
  • 2009, BEAUVALLET & HOUY
  • 2013, Ngongang
  • 1983, Ed FREEMAN, Theorie des parties prenantes (stakeholder)
  • 1970, Milton FRIEDMAN, The Social Responsibility of Business is to increase its profits