Fini la frustration de ne pas pouvoir retrouver un morceau joué par un artiste en soirée. La multinationale Japonaise Pioneer, spécialisée dans l’électronique audio a trouvé une solution pour remédier à ce problème.

Le produit Kuvo se divise en 3 parties.

 

-Le boitier Kuvo : ce boitier, branché à la table de mixage enregistre tous les morceaux joués par l’artiste et détecte tous les morceaux qui sont dans la base de donnée Kuvo.

-Un réseau social dédié aux fans, aux artistes mais aussi aux clubs.

-Une application mobile permettant de se connecter n’importe quand à la plateforme sociale.

Le boitier va donc répertorier en temps réel ce que joue l’artiste. Si le DJ a un profil Kuvo, une playlist va être créée directement permettant à l’audience de savoir exactement ce qui est en train d’être joué. De son côté, le réseau social est une interface mettant en relation les DJ, les fans mais aussi les clubs.

Kuvo boitier

« Il s’agit d’un écosystème de cabines de DJ en réseau où les DJ peuvent partager toutes les infos de leurs morceaux, créant ainsi une expérience riche et interactive pour les clubbers, les DJ et les clubs » Mark Grotefeld, Directeur Général du Marketing, Pioneer Europe.

A l’heure où le streaming est en train de modifier totalement l’industrie de la musique, Pioneer propose une plateforme innovatrice, alliant réseau social et service de streaming, fondée sur la découverte de nouvelles musiques (ce qui manquait beaucoup aux géants du streaming comme Spotify, Deezer et Pandora) et la mise en relation des différents acteurs de la scène électronique.

Qui bénéficiera de ce nouveau produit ?

Les fans

Les fans auront accès aux playlists des DJ en temps réel, pourront découvrir de nouveaux artistes et de nouveaux morceaux grâce au système de « like », « follow », « share » que l’on retrouve sur la majorité des réseaux sociaux.

Les DJ et labels

Le réseau social de Kuvo est un excellent outil de promotion. A chaque fois qu’un morceau est joué, l’artiste peut ajouter un message pour ses fans, peut mettre un lien renvoyant vers ses profils sur les réseaux sociaux ou sur une page permettant d’acheter le morceau… Pour les labels, les données collectées par le boitier sont une véritable mine d’or. Il pourront savoir où sont joués leurs morceaux, par quels artistes, à quel moment, dans quels clubs… Alors qu’il était pratiquement impossible d’accéder à ce type d’information, Kuvo propose enfin un outil de data très performant pour les labels indépendants.

Les clubs

Le réseau social propose aussi un service de géolocalisation des clubs, vous indiquant quels clubs sont aux alentours. Si on ne connaît pas les artistes jouant en ce moment, il est possible d’écouter la playlist jouée en direct.

Révolution pour la protection des droits des petits artistes?

Kuvo apporte aussi une réponse au problème des royalties. Soutenu par l’Association pour la musique électronique, Pioneer compte mettre en libre service les données récoltées par le boitier. On estime qu’en 2013, à travers le monde, environ 160 millions de dollars de royalties n’ont pas été versés faute de moyen de contrôle. Mais qui devra payer les royalties ? Les clubs ? Les artistes ? Dans tous les cas cela impactera les dépenses des clubs mais leurs factures seront beaucoup plus précises qu’avec les taxes mises en place par les sociétés de protection des droits qui n’avaient aucun sens. (En Allemagne la GEMA avait mis en place une taxe facturant 13 centimes par morceau apporté par le DJ. Un DJ ne joue en fait qu’une infime partie des morceaux en sa possession).

Kuvo est donc un outil qu’il faudra regarder de très près. Assez controversé notamment par les DJ qui ne voudront pas forcement partager leurs playlists et voir leur audience accrochée à leurs smartphones lors des show mais aussi par les clubs qui verront leurs dépenses impactées. Ce qu’il faut retenir au final de Kuvo, c’est cet outil de collecte de données très performant et une interface mettant en relation les DJ, les fans et les clubs.