Intelligence artificielle : Ces deux mots qui ont le vent en poupe, ont de beaux jours devant eux. Contrairement aux idées reçues, l’IA ne se limite pas à des robots capables de tout faire … Fausse interprétation !
La réalité est toute autre : l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle sont complémentaires.
Le rôle des machines n’est pas de remplacer les hommes mais d’être leur soutien afin de faciliter et d’optimiser certaines missions. Car n’oublions pas que seule la faculté cognitive de l’équipe humaine permettra de comprendre et connaitre les émotions des clients.

 

« L’intelligence humaine et l’intelligence artificielle sont complémentaires… la faculté cognitive de l’équipe humaine permettra de comprendre et connaitre les émotions des clients ».

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Intelligence artificielle au service des plateformes marketing prédictif

Ces plateformes vont permettre de mieux comprendre les audiences et les profils consommateurs et ainsi d’être un appui dans la prise de décision des budgets média. L’achat média sera ainsi mieux optimisé car l’intégration de l’IA permettra d’anticiper les impressions qui auront le plus d’interactions positives avec les internautes. Elle permettra ainsi d’évaluer les contributions afin d’optimiser les dépenses mais aussi d’anticiper les résultats grâce à l’analyse prédictive. Cela permettra d’augmenter le ROI et les performances des médias en tenant compte du cycle d’achat des consommateurs. Le pilotage de campagnes sera optimisé en temps réel.

Intelligence artificielle au service de la publicité

L’objectif est de délivrer le bon message, au bon endroit et au bon moment, en créant et en diffusant des messages publicitaires plus pertinents et plus personnalisés. En effet nous estimons qu’un internaute est exposé à des publicités en moyenne 5000 fois par jour. Les marques doivent sans cesse se réinventer afin de sortir du lot dans l’espoir d’être vu par ces internautes noyés dans une masse de messages publicitaires.
L’IA facilite cet objectif en combinant les first-party data avec les third-party data dans le but d’identifier les internautes potentiellement intéressés par tels produits ou services.
En utilisant toutes les donnés disponibles au sein de l’entreprises, il est possible de créer des micro-segments, qui permettront d’analyser le parcours et le comportement des clients.
L’IA permettra donc de créer et personnaliser des bannières en fonction du ciblage, du profil et/ou du segment, des enchères, de l’analyse des performances et du calcul de la contribution.
Attention cependant concernant la collecte des third-party data : l’arrivée du RGPD en mai 2018, ne permettra plus au Data Management Plateform (DMP) de recueillir des données personnelles par le biais de cookies. Ces données ne pourront  donc être utilisées que si elles sont opt’in (obligation d’obtenir le consentement des utilisateurs).

 

L’intelligence artificielle au service de la satisfaction du client

Les consommateurs utilisent davantage leur téléphone portable et leur ordinateur pour communiquer avec les marques. Ils veulent avoir des réponses rapides à leurs plaintes, avis, questions…
En complément de la data, l’IA va permettre la personnalisation de la relation client et l’anticipation du comportement des consommateurs. De nouveaux médias ont vu le jour comme le Chatbot (ou agent conversationnel) ou les interfaces en langage naturel (le haut-parleur connecté Amazon Echo et son assistant personnel intelligent Alexa ou le haut-parleur d’Apple qui intègre son intelligence vocale SIRI : les deux permettant de répondre vocalement aux questions posées).
A travers l’écoute des conversations, l’IA permettra de générer du contenu en fonction du profil et du comportement (par exemple landing page), d’effectuer une analyse sémantique et une évaluation des sentiments.

 

Intelligence artificielle au service du e-commerce

Grâce à l’IA en association avec la réalité augmentée, il sera possible de proposer une expérience personnalisée et intelligente aux consommateurs et de détecter leurs émotions et leurs réactions face aux différents produits proposés et ainsi permettre le push d’autres produits  qui lui seront automatiquement recommandés.
Un terme nouveau a vu le jour pour désigner le shopping en réalité virtuelle : le V-Commerce.
Prenons un cas pour illustrer cela : celui des magasins virtuels où il sera possible par l’intelligence artificielle de personnaliser l’expérience shopping en réalité virtuelle pour chaque consommateur. Nous serons accueillis par un agent IA (vendeur). Celui-ci connaîtra chaque client, ses goûts, ses préférences, en terme de produits et d’interactions sociales. Il pourra aussi être personnalisé (homme ou femme avec différents critères : âge, apparence physique, personnalité…) afin de coller aux goûts du consommateur.

Nous sommes dans l’ère de l’hyper-personnalisation de la relation client, par l’anticipation du comportement des consommateurs, la proposition d’une expérience personnalisée et intelligente et la détection de leurs émotions et leurs réactions.

 

L’IA est donc bien présente et déjà utilisée par les marketeurs. Nous sommes très loin des fantasmes et des peurs véhiculées par les médias, où l’IA serait capable de remplacer l’intelligence des hommes. Cette nouvelle forme d’intelligence continuera à faire couler beaucoup d’encre face aux ambitions des développeurs et des ingénieurs ayant pour objectif de s’approcher au mieux des facultés humaines.