Les Initial Coin Offering (ICO)

Les Initial Coin Offering ou ICO

Dans l’article Cryptocurrencies and Blockchain, understanding the basics, nous avons présenté les concepts de tokens, de smart-contrats et de dApps. Nous n’y reviendrons pas ici, mais pour comprendre le concept d’ICO, il est important de bien avoir intégré les notions précédentes.

1   Description des ICO

Une « Initial Coin Offering », également communément appelée ICO, est un mécanisme de collecte de fonds dans le cadre duquel le projet financé émet un token (correspondant à un actif numérique) en échange de cryptomonnaies (le plus souvent Bitcoins ou Ethers) ou dans une moindre mesure, de devises classiques (également appelées FIAT). Ces tokens sont émis et échangés par le biais de la technologie Blockchain.

Nous présentons ci-dessous comme entrée en matière la position de BPI France sur le sujet des ICO à  travers les témoignages de Yoann CAUJOLLE, Directeur d’investissement aux Fonds de Fonds et de Philippe MUTRICY, directeur des études chez BPI France.

L’ICO est un peu l’équivalent d’une Initial Public Offering (IPO) adaptée à la Blockchain. Cependant si dans le cadre des IPO, ce qui est vendu au public, ce sont les parts du capital de l’entreprise qui fait appel au marché, pour une ICO, ce qui est vendu, ce sont des actifs numériques ou tokens. Ces tokens correspondent à un usage et ne représentent pas dans la majorité des cas des parts de l’entreprises. Ainsi lorsque l’on investit dans une ICO, on achète des tokens dont on sait qu’ils seront à terme échangeables contre un service ou un usage (ex. des points de fidélité de type miles, des voyages, des enregistrements de données etc…) et pourront également faire l’objet d’échanges et de spéculations sur les places de marché spécialisées en cryptomonnaies (les Exchanges). L’achat de token correspond au préachat d’un produit ou service mais nullement à une part de l’entreprise.

Pour simplifier on peut dire que « Crowd Funding + IPO = ICO », puisque l’on émet un actif et que les clients payent un service qui n’existe pas encore de la même manière que dans le cadre d’un Crowdunding, ils financent un projet en bénéficiant de la primeur du produit qui en résultera.

« ICO = Crowd Funding + IPO »

Dans le cadre d’une ICO, des tokens sont mis en vente, c’est pourquoi on appelle une ICO « token sale ».

Ces token sont vendus en nombre (entre 1million de token émis à plusieurs milliards) à de très nombreux investisseurs (plusieurs milliers).

Il est à noter que les ICO concernent la plupart du temps des tokens mais elles peuvent aussi concerner des altcoins (cryptomonnaies natives d’une blockchain) qui sont émises dans le cadre du lancement de leur propre écosystème (Ethereum, EOS, Tezos, NEO…). Si tel est le cas, un certain nombre de ces coins est pré-miné (généré en faisant tourner le logiciel de la Blockchain) et mis sur le marché.

Dans la majorité des cas cependant, il s’agit de token qui sont associés à un altcoin, et donc, ils ne font pas l’objet de minage et la totalité des tokens peut être créé en amont de l’ICO (une partie des tokens créés étant mise sur le marché, une deuxième servant à rémunérer les participants à la mise en place de l’ICO ainsi que l’équipe fondatrice, et enfin une troisième partie des tokens constituant la réserve de l’entreprise).

La phase de l’ICO pendant laquelle les tokens sont vendus au public s’appelle la « crowdsale ».

 

ICO-token

Source : https://cryptoast.fr/comment-participer-a-une-ico

 

Les ICO permettent de s’affranchir d’un financement par capital-risque, par le biais de l’émission de tokens.

L’intérêt étant que, contrairement aux autres types de financement (capital-risk, private equity), dans le cadre d’une ICO, les actionnaires de l’entreprise émettrice ne voient pas leur capital dilué. En effet les tokens ne constituent pas des parts sociales.

Ce qui est cependant intéressant pour les investisseurs, c’est le caractère liquide des tokens. Ces derniers peuvent être revendus sur le marché dès que les conditions de l’ICO le permettent.

Cette liquidité constitue un point fort et très attractif des ICO autant pour les investisseurs en herbe que pour les professionnels.

En principe, les tokens émis sont directement liés au modèle économique de l’entreprise et leur qualité relative à la Blockchain doit constituer une réelle valeur ajoutée pour l’usage cible auquel correspondent ces tokens. En effet, la Blockchain et son utilisation dans le cadre d’une émission de token, ne doit pas constituer un prétexte à une levée de fonds dans un marché euphorique et demandeur de projets dans lesquels investir. Si cela constitue la seule motivativation pour l’entreprise émettrice, le marché le remarquera et le sanctionnera en boycottant l’ICO.

Très souvent ces tokens sont payés en cryptomonnaie (Bitcoin ou Ether) à l’organisation promotrice de l’ICO, qui peut être une entreprise (ex. DomRaider avec son DRT) ou une fondation (ex. Ethereum ou Tezos).

 

Les tokens émis dans le cadre des ICO correspondent à un usage et non pas à une part de capital social de l’entreprise émettrice.

 

Les tokens émis dans le cadre des ICO sont la plupart du temps des « utility tokens » ou token d’usage. Ils ne sont pas considérés comme des actifs financiers dans la mesure où ils possèdent une valeur d’usage et qu’ils n’octroient aucun droit de vote ni de dividendes ni ne correspondent à une part de l’entreprise.

Les potentiels usages d’un token sont très variés. Les tokens peuvent constituer un moyen de paiement pour un type de produit/service particulier, ils peuvent correspondre à un droit (vote, accès, usage…) ou encore être une unité de valeur que l’on peut échanger dans un écosystème donné ou une application. Dans ce dernier cas ces tokens peuvent être gagnés par le biais d’une action (ex. jeu ou sondage, ou publicité…) ou de la mise à disposition de ressources informatique (ex. partage d’une partie de son disque dure ou de son processeur…).

Une fois émis et livrés, ces tokens peuvent être vendus et achetés sur des plateformes d’échange, à une valeur qui est définie par l’offre et de la demande.

Ils peuvent également être utilisés dans le projet, objet de l’ICO. En principe si ce token est très utilisé dans le projet, sa demande devrait augmenter et en faire monter mécaniquement la valeur sur les plateformes d’échange.

L’initiateur du projet présente en principe aux investisseurs potentiels, un modèle économique où le token sera de plus en plus utilisé et de plus en plus rare, ce qui laisse présager une croissance de la valeur du token. Ce type de modèles séduit les investisseurs « early-adopters[1] » qui sont prêt à acheter le token en prévente et pourront ainsi constituer de véritables ambassadeurs pendant toute la durée de l’ICO.

Après l’ICO, les tokens souscrits peuvent être échangés contre l’utilisation d’un produit ou service, ou bien contre des Fiats ou Cryptomonnaies sur des places de marché spécialisées, que sont « les Exchanges ».

2   Historique

La première ICO de l’histoire a été lancée en juillet 2013. Il s’agissait de financer un projet appelé Mastercoin (devenu Omni) visant à enrichir le protocole de Bitcoin. Son fondateur J.R WILLET, put finalement lever plus de 500 000 $ en bitcoins (4740 BTC) en un mois.

En 2014, le projet Ethereum de Vitalik BUTERIN leva 18 millions de dollars en émettant un token correspondant à une nouvelle cryptomonnaie qu’était alors l’Ether (60 millions d’unités mises sur le marché). Ces fonds sont allés à la fondation Ethereum (à but non lucratif), afin de développer la Blockchain éponyme.

Néanmoins, le nombre d’ICO ne s’est pas développé avant 2017. En 2016, moins de 100 millions de dollars ont été levés quand entre 4 à 5 milliards de dollars ont été levés dans le monde et via des ICO en 2017.

Parmi les ICO les plus emblématiques et historiques, on peut citer :

  • Mastercoin : 0,5 million de dollars en 2013. – la première des ICO
  • Ethereum : 18 millions de dollars en 2014. – la plupart des ICO utilisent l’écosystème Ethereum
  • The DAO : 150 millions de dollars en 2016. – victime d’une attaque, elle a perdu le tiers de sa levée de fonds et a dû fermer au bout de quelques semaines
  • DomRaider : 65 millions de dollars en 2017. – société française et success-story en matière d’ ICO
  • Tezos : 232 millions de dollars en Juillet 2017 – un autre écosystème et un autre record avant d’être dépassé à son tour
  • Telegram : 1,71 milliards de dollars en vente privée. – un tel succès en vente privée qu’il n’y a pas eu de vente publique
  • EOS : 4 milliards de dollars en Juin 2018 après un an d’ICO. – une ICO qui a collecté des fonds sur un an et correspondant à un écosystème de plus

Les 4 milliards de dollars levés par EOS, font oublier les 1,7 milliards de dollars levés par « Telegram ».

3   Enjeux

3.1      Pour les entreprises initiatrices d’une ICO

Les ICO servent à financer un projet qui est en relation avec la Blockchain. En effet, étant donné que ce à quoi les investisseurs souscrivent est un actif digital échangeable sur les marchés, il faut que ce dernier soit en rapport avec le domaine des transactions.

Un projet ne présentant pas de caractère transactionnel ne peut pas faire l’objet de création d’un token et donc d’une ICO.

Pour les entreprises initiatrices de l’ICO, cette dernière constitue donc un réel levier de croissance, puisqu’en levant des fonds, ces dernières vont pouvoir développer les usages relatifs à leur token. Une entreprise qui développerait un token pour enregistrer des notifications d’état d’un dispositif connecté, devrait mettre en place les processus automatiques d’enregistrement de ces informations dans la Blockchain. Cela constitue un projet de développement d’application décentralisé à part entière qui pourra être financé par l’ICO.

Très souvent quand il s’agit d’un token, ce dernier est réalisé à l’aide d’un écosystème, cependant parfois il se peut que les entreprises lèvent des fonds pour financer un projet, non pas par le biais d’un token mais par l’objet du projet lui-même. C’est les cas des entreprises qui se lancent dans la création d’un nouveau protocole Blockchain et qui mettent sur le marché la cryptomonnaie associée.

On peut citer à titre d’exemple, l’ICO de la Blockchain TEZOS qui a levé plus de 230 millions de dollars en Juillet 2017[2].

3.2      Pour les investisseurs dans les ICO

Pour les investisseurs, les ICO représentent une source intarissable dans laquelle ils peuvent venir faire leur marché et sélectionner le projet qui leur correspond le mieux et auquel ils adhèrent. On peut investir dans un but spéculatif en se disant que l’on va bénéficier d’un effet de levier considérable, mais on peut également investir car l’entreprise et son concept nous plaisent.

Les investisseurs qui au début des ICO devaient disposer de cryptomonnaies pour investir, peuvent désormais, dans la plupart du temps, investir en Fiats.

Pour investir, il suffit d’échanger des Fiats ou des cryptomonnaies contre les tokens qu’émettra l’entreprise.

3.3      Les ICO : une approche nouvelle

Avec la Blockchain et les ICO, on change de paradigme, on passe de la centralisation à la décentralisation.

Les différences entre les investisseurs professionnels et les investisseurs particuliers s’estompent. Il n’y a plus de barrière à l’entrée pour investir dans des projets que l’on juge intéressant et prometteur.

Qui plus est, ce mode de fonctionnement, à l’instar du Crowdfunding, présente un intérêt qui va au-delà de la simple levée de fonds. En effet, en démocratisant l’accès à l’investissement au grand public, l’entreprise développe par ce biais une base de clientèles et de fans potentielle.

De la même manière que se sont développés des modèles économiques comme BlaBlaCar[3] ou Airbnb[4], avec les ICO, s’opère une viralité et un effet de réseau.

Les ICO permettent une démocratisation de la levée de fonds, à la fois pour les investisseurs et les entreprises.

Une autre approche que permettent les ICO, c’est la réappropriation et la redistribution de la technologie aux entreprises. La redistribution des cartes en matière de la technologie est importante car elle permet l’avènement des projets d’innovation. Cette redistribution des cartes du fait de la décentralisation est inhérente à la Blockchain. Comme l’évoque Clément JEANNEAU, cofondateur de Blockchain Partner[5] lors de son intervention à la conférence TEDX de l’école AgroParisTech en avril 2018[6] , peu d’acteurs phagocytent aujourd’hui toutes les données d’Internet (les GAFAM[7]), et les innovations relatives à l’IA qui se nourrissent essentiellement de données, vont également être inexorablement monopolisées par ces mêmes acteurs[8].

« … l’IA est d’autant plus forte qu’elle se nourrit de données, or en matière de données, les géants du numériques sont les rois… une technologie qui promet d’en finir avec la centralisation du web… elle s’appelle la Blockchain … les tokens et la Blockchain vont permettre la décentralisation de la valeur… sans demander la permission à personne… »

Clément JEANNEAU – Fondateur de Blockchain Partner

 

La Blockchain s’inscrit dans une démarche inverse à celle de l’IA et des GAFAM.

3.4      La token économie : une nouvelle économie numérique

L’économie engendrée par la Blockchain en général et par les tokens en particulier répond à une logique différente. La tokenisation remet en question le mode de partage de la valeur, le contrôle de celui-ci ainsi que la capacité de rémunérer toute tâches la plus infime soit-elle.

La tokenisation permet de désintermédier les entreprises en situation de monopole car constituant un point de convergence obligatoire, en intermédiant les plus petits acteurs à leur juste valeur.

L’ubérisation a permis de casser des monopoles en permettant à de nouveaux acteurs d’entrer sur des marchés où la barrière était trop importante. (chauffeurs VTC, Airbnb…)

La tokenisation va encore plus loin en proposant potentiellement de faire la même chose mais en s’affranchissant des acteurs centraux et en permettant des transactions en direct entre ceux qui proposent le service et le consommateur final.

Avec Internet, l’accès à l’information est devenu universel et « à la demande », on est passé d’un mode de diffusion unilatéral de l’information (broadcast TV et radio) à un mode de recherche d’information à la demande. Les internautes accèdent à toute l’information dont ils ont besoin au moment où ils le souhaitent. Avec la token économie, le même niveau de souplesse est offert aux échanges transactionnels et donc au transfert de valeur. Cela permet à différentes personnes d’échanger entre elles de la valeur (y compris du travail contre paiement), de façon simple (presqu’autant que le cash), décentralisée (pas besoin d’intermédiaire) et tracé (enregistrement des transactions donc de la nature de l’échange de la valeur).

En France, dans le cadre du secteur d’activité des services à la personne, des chèque emploi service universel existent (CESU) et proposent de la souplesse dans la facturation et le paiement des services rendus et constituent donc un échange de valeur entre différents acteurs. Ce type d’échange pourrait être rendu encore plus facile, plus pratique, plus universel et moins bureaucratique avec la Blockchain et la token économie.

Comme vu précédemment, ce changement de paradigme dans l’économie se positionne en opposition du développement de l’IA (Intelligence Artificiel). En effet dans le cadre de l’IA, la centralisation de l’information est primordiale car ce sont ces tera-octects de données centralisées qui permettent de créer des agents intelligents. La Blockchain quant à elle, répond à la logique inverse, elle prend tout son sens dans la distribution et le partage de l’information.

La Blockchain s’inscrit dans une logique de transparence et de partage quand l’Intelligence Artificielle se développe par le biais de l’exploitation de données centralisées et privées.

 4   Opportunités

Les ICO permettent à tout porteur de cryptomonnaies d’investir dans des projets qu’il juge intéressant. Ce mode de financements démocratise le financement des projets des startups et permet donc à tout un chacun de bénéficier de leur croissance, car il est ouvert au public.

Dans ce type de financement, les investisseurs professionnels sont logés à la même enseigne que les internautes, acheteurs de tokens.

Comme évoqué précédemment, les entrepreneurs ont l’opportunité ici de trouver des investisseurs qui n’entreront pas dans le capital de l’entreprise mais qui participeront néanmoins à son développement, ce qui correspond à un avantage sans précédent.

Par ailleurs, contrairement aux fonds de capital-risque, les internautes ne mettront pas la même pression à l’équipe initiatrice de l’ICO dans le cadre du développement du projet, ce qui confère à cette dernière une plus grande liberté d’action.

5   Risques et controverse

5.1      Risques

Si les ICO présentent des avantages et atouts indéniables, il est à noter cependant que ces opérations ne sont pas sans risque. Que ce soit pour les investisseurs ou bien pour les entreprises porteuses de projet, les ICO ne doivent pas être prises à la légère.

Comme évoqué précédemment, les règlementations qui encadrent les ICO ne sont pas toujours claires. En France, par exemple, le législateur ne veut pas freiner ces opportunités de croissance pour le pays, mais ne veut pas non plus complètement libéraliser ce secteur. Les entreprises qui veulent se lancer dans l’aventure ICO doivent s’entourer de cabinets d’avocats au fait de la législation correspondante, ce qui nécessite des fonds initiaux conséquents.

Tristan COLOMBET, fondateur de la société DomRaider, spécialisée dans la vente aux enchères de noms de domaine, a lancé en 2017 une ICO dont le token émis s’appelle le DRT. Son ICO a été un succès et constitue une référence pour les français qui veulent se lancer dans l’aventure ICO. Lors d’une discussion informelle avec ce dernier, il expliquait que sa société avait bénéficié d’une conjoncture très favorable pendant laquelle tous les investisseurs cherchaient des projets d’ICO dans lesquels investir mais que cette époque était révolue.

« … si l’ICO avait eu lieu aujourd’hui, nous n’aurions certainement pas levé autant… »

Février 2018

Tristan COLOMBET – DG de DomRaider

Pour les investisseurs, il faut savoir que ces investissements sont au moins aussi risqués que les fonds spéculatifs de type Hedge Funds. Les cours des cryptomonnaies, quelles qu’elle soient, sont très volatils. De plus, personne n’est à l’abris d’opérations de manipulation des cours par des porteurs majoritaires qui monopoliseraient les achats. Un autre aspect concerne les risques de congestion de ces marchés du fait de la nature technologique des tokens.

En effet, chaque achat sur les marchés doit donner lieu à un transfert de token d’un portefeuille à un autre et par conséquent à une transaction sur la Blockchain. Dans le cas de forte demande et de grande affluence, la Blockchain, écosystème du token, peut ne pas être à même de suivre cette demande.

5.2      Controverse

Les ICO sont très souvent critiquées du fait de leur caractère spéculatif, également parce qu’elles sont souvent opaques (les fonds une fois levées, on ne voit pas ce qu’en fait l’entreprise ou la fondation, de plus la distribution initiale des tokens est arbitraire et parfois mal acceptée), aussi certainement parce qu’elles émanent du Bitcoin, lui-même controversé pour sa croissance irrationnelle, et enfin pour le vide juridique qui laisse libre court à toutes critiques et théories selon lesquelles elles constitueraient un moyen de blanchir l’argent sale ou un instrument de fuite fiscale.

Les investisseurs n’ont aucune protection juridique dans le cadre des ICO et la plupart des ICO se sont révélées être des échecs et aboutir à une perte pure et simple pour ces derniers. Dans beaucoup de cas, ces échecs sont le fruit de projets non viables mais dans d’autres cas il s’agit d’abus de confiance et de fraudes caractérisées qui nuisent à la réputation des ICO.

La tokenisation de l’économie s’inscrit dans une dynamique inverse à celle insufflée par les GAFAM et le développement de l’IA.

Les ICO sont des levées de fonds promouvant des tokens et accélérant ainsi la tokenisation de l’économie.

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[1] Un early-adopter, est ici un investisseur éclairé qui souhaite bénéficier de la primeur de l’ICO en souscrivant à des tokens à prix préférentiels et avant la vente publique principale.

[2] https://fr.icomentor.net/qu-est-ce-qu-une-ico

[3] https://www.blablacar.fr

[4] https://www.Airbnb.com

[5] http://blockchainpartner.fr

[6] https://youtu.be/ISYmB5HBpP4

[7] https://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/l-intelligence-artificielle-sous-controle-des-gafam_1836097.html

[8] Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft

Par | 2018-12-04T15:18:27+00:00 mardi, 4 décembre, 2018|Catégories : E-Business, E-commerce, Entrepreunariat & Startups, Tech|

À propos de l'auteur :

Digital Marketing & Telecom Expert - Blockchain Enthusiast - MBA Marketing & Commerce sur Internet à l'Institut Léonard de Vinci (ILV). #MBAMCI

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