FrenchTech Côte d’Azur : sea, start-up and sun

Dans le cadre de la préparation de cet article, j’ai effectué de nombreuses recherches sur le territoire « niçois » de la Côte d’Azur et sur son tissu économique.

Au cours de mes requêtes web réalisées sur Google mais avant tout sur Qwant (acteur emblématique de la FrenchTech Côte d’Azur et dont je parlerai un plus loin), je me suis amusée à rechercher différents mots et expressions dont notamment « Côte d’Azur ». Sans surprise les résultats étaient des propositions de vacances et/ou des séjours sur la « Côte d’Azur ». Difficile alors d’imaginer que la « Côte d’Azur » puisse être autre chose qu’un lieu de vacances, de farniente et de fêtes.

En effet, derrière ce décor de carte postale se cache un écosystème « Tech » très dynamique.

A l’origine de ce dynamisme on retrouve Sophia-Antipolis, qui est la 1ère technopole européenne. Elle a été initiée en 1969 par le sénateur Pierre Lafitte autour d’une idée : mélanger et faire se rencontrer, chef d’entreprises, industriels, chercheurs, laboratoires, étudiants et enseignants.
L’objectif d’entremêler ces profils et ces métiers est de proposer des solutions innovantes en ouvrant les esprits à d’autres modes de réflexion et de pensée.  

Aujourd’hui, Sophia-Antipolis est une référence mondiale en matière d’innovation. La technopole compte près de 1 500 entreprises et près de 35 000 personnes y travaillent chaque jour.

Dans la continuité de l’écosystème sophipolitain dédié à l’innovation, l’ambition FrenchTech ne pouvait évidemment qu’y faire écho. 

Pour reprendre les mots de Fleur Pellerin (Ministre Déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Economie numérique, 27 novembre 2013) qui est à l’origine du lancement du label FrenchTech : « La French Tech, c’est d’abord une ambition : construire un grand mouvement de mobilisation collective pour la croissance et le rayonnement des startups numériques françaises ». L’objectif, est de tout faire pour que les prochains GAFA naissent et se développent ici, en France et en Europe ! « Et si c’était déjà le cas ? »

En effet, la Côte d’Azur est un véritable berceau d’innovation et d’entreprenariat, qui se confirme et s’illustre à travers la FrenchTech Côte d’Azur (FTCA). Sur la Côte d’Azur, tout est fait pour accompagner les start-up et les entreprises de manière générale, mais aussi pour les inciter à rester sur ce territoire « béni des dieux ». De nombreuses institutions et organisations se mobilisent pour permettre le rayonnement de la Côte d’Azur au-delà des clichés. 

La FTCA s’articule autour des spécificités du territoire en terme d’activités professionnelles, à savoir :

  • Sophia-Antipolis, 1ère technopole européenne (comme mentionné ci-dessus) pour tout ce qui est IT (Technologies de l’Information), 

  • Nice Côte d’Azur, 1ère Métropole de France et 4ème « smart city » au monde au classement 2015 de Juniper Research,

  • Cannes, en pointe sur les satellites (présence de Thales Alenia Space) et fort dynamisme autour des technologies de l’image numérique (Festival de Cannes), et des industries créatives,

  • Grasse, grâce à son expertise dans l’industrie du parfum, des arômes, de la biologie et de la chimie.

Mobilisation-territoriale

Source : Les entreprises de la FrenchTech Côte d’Azur 2015 – Etude réalisée par Sirius – CCI NCA

Autour de cette segmentation territoriale, on retrouve les 5 domaines d’activités stratégiques (présentés dans le schéma ci-dessous) : 

 Technologies-clés-FTCA

Source : Les entreprises de la FrenchTech Côte d’Azur 2015 – Etude réalisée par Sirius – CCI NCA

La FTCA : c’est la mobilisation de tout un territoire et de domaines d’expertise reconnus représentant ainsi plus de 22 885 emplois et 1 684 entreprises qui génèrent un chiffre d’affaire de 4,2 milliards d’euros.

Le projet FTCA est donc porté par les entrepreneurs « Tech » mais aussi par les institutionnels locaux qui collectivement font son succès. Ci-dessous une présentation de l’équipe d’entrepreneurs qui représente la FTCA et toutes les initiatives mises en place pour le rayonnement du territoire azuréen :

Eric-Léandri-Qwant

Tout d’abord, Eric Léandri, Co-Président de la FTCA, figure emblématique de la Côte d’Azur et de la FrenchTech, est le PDG et co-fondateur de Qwant, moteur de recherche français et européen. Qwant contrairement à Google ne trace pas ses utilisateurs afin de garantir leur vie privée, et se veut neutre dans l’affichage des résultats. L’activité a été officiellement lancée en février 2013. Depuis, Qwant a fait du chemin avec notamment l’entrée au capital de la Caisse des Dépôts et des Consignations et du groupe de presse allemand Axel Springer, ou encore la mise en place du moteur de recherche dans les écoles françaises en partenariat avec l’Education nationale (Qwant Junior, qui filtre les résultats sexuels et violents). Qwant a également signé un partenariat mondial avec la Mozilla Fondation. Ce partenariat offre une nouvelle version du navigateur Firefox, spécialement optimisée pour Qwant.

Fabrice-Moizan-GayatechEnsuite, son Co-Président, Fabrice Moizan, (ancien dirigeant de Nvidia) fondateur et PDG de la société Gayatech. La société a été lancée en 2014 et opère dans le domaine de l’éducation digitale. Elle offre des solutions logicielles éducatives et ludo-pédagogiques à destination des élèves et enseignants. L’idée est d’utiliser le gameplay (représente une expérience vidéoludique, c’est-à-dire le ressenti du joueur quand il s’adonne au jeu vidéo) pour développer des serious games (ce sont des applications informatiques qui combinent une intention sérieuse, de type pédagogique, informative, communicationnelle, marketing, idéologique ou d’entraînement avec des ressorts ludiques issus du jeu vidéo ou de la simulation informatique).

Cédric-Messina-mycoachPuis, son Secrétaire Général Cédric Messina, co-fondateur et PDG de MyCoach. La société crée et édite des solutions numériques pour le monde du sport professionnel et amateur. C’est un acteur majeur du sport digital national. L’ambition de MyCoach, a été de numériser les usages et process du sport dans le but de permettre à l’origine à des entraîneurs de football amateur de pouvoir gérer les effectifs, les données personnelles des joueurs, les convocations aux matchs, les statistiques individuelles et collectives. Cette start-up a été créée par des passionnés de foot, elle a développé ses offres autour du ballon rond et aujourd’hui s’étend à d’autres sports.

Olivier-Ricard-FullPerformanceEt enfin, son Trésorier Olivier Ricard, PDG de Full Performance. Spécialisée dans le développement d’outils d’optimisation des stratégies d’acquisition en webmarketing, la société intervient auprès des acteurs de l’e-commerce et met à leur disposition un éventail de services visant à maximiser leurs ventes sur Internet, le tout rémunéré à la performance. Full Performance connait un fort succès puisque son panel de solutions innovantes est plébiscité par plus de 1000 clients depuis 2007. Aussi, la société a été classée 4 années de suite dans le Technology Fast 500 EMEA organisé par Deloitte, qui est le palmarès des entreprises technologiques de croissance, ce qui est un gage de réussite et de visibilité pour les entreprises tech. 

Olivier Ricard est également à l’origine de la création de 360&1. Start-up niçoise lancée en 2016, qui est une plateforme B2B de gestion publicitaire permettant de relier les données comportementales on et off site. Ce dispositif permet notamment aux acteurs du voyage en ligne de mieux gérer leurs ventes à l’aide de l’intelligence artificielle et du big data. 

Bien entendu ces portraits ne sont qu’un aperçu de l’écosystème Tech azuréen. Nombreuses sont les entreprises azuréennes à contribuer au succès de la Côte d’Azur comme terre d’accueil des start-up françaises.

Par | 2017-04-10T13:23:56+00:00 dimanche, 9 avril, 2017|Catégories : Entrepreunariat & Startups|

À propos de l'auteur :

Diplômée d’un Master en Management spécialisé en Marketing International et Business Development de SKEMA BS, je dispose d’une expérience de 4 ans en gestion de projets marketing au sein de cabinets d’audit et de conseil (Deloitte et EY). Je suis actuellement étudiante en MBA Responsable E-business – E-marketing car j’ai souhaité compléter ma formation marketing par des compétences digitales.