FoodTech : Les réussites françaises de la food connection

“Qu’est-ce qu’on mange ce soir mon coeur? Y’a rien dans le frigo!” “oh non, j’ai pas envie de cuisiner ce soir” “On mange vite ce midi, on n’a pas le temps”

Vous vous reconnaissez dans ces quelques phrases ci-dessus ? Alors vous êtes certainement client de cette industrie FoodTech et plus particulièrement des nouveaux services de restauration, de la livraison de courses et de repas à domicile.

La “FoodTech”, un sujet à la mode depuis quelques années dans la tête des consommateurs mais aussi côté start-up et investisseurs.

Mais qu’est-ce que la FoodTech, quels domaines regroupe-t-elle, et comment les start-up françaises évoluent dans cette activité ?

Alimentation + technologie = FoodTech !

Depuis 2013 ce terme et les activités qui le composent sont apparus en France et se font de plus en plus présents. On parle de FoodTech lorsque le numérique s’allie au secteur de l’alimentation et la restauration.

Définition DigitalFood Lab :  “La FoodTech est l’ensemble des entrepreneurs et des startups du domaine alimentaire (de la production au consommateur final) qui innovent sur les produits, la distribution, le marché ou le modèle économique.”

L’étude DigitalFood Lab distingue 6 grandes catégories de la FoodTech:

Food Tech-Catégories FoodTech DigitalFoodLab

  • L’AgTech : élevage ou culture agricole assistée par les outils numériques.
  • La FoodScience : transformation alimentaire et création de produits nouveaux comme le développement de produits rupturistes, des insectes apéritifs (oui oui) aux jus pressés très sains…
  • La FoodService: la ré-invention des services de la restauration pour de nouvelles expériences culinaires. Par exemple les services d’un chef pour vous à la maison ou encore la réservation en ligne d’invendus alimentaires. (découvrez les 5 start-up qui luttent contre le gaspillage alimentaire dans l’article de Karine Lemettre).
  • Le coaching: nutrition personnalisée, accompagnement alimentaire et les bonnes recommandations via l’IA en proposant des listes de courses ou encore des recettes adaptées.
  • Le Media: L’information du consommateur à travers la réinvention de recettes échangées en ligne, le partage d’informations nutritionnelles ou encore des food tours touristiques autour des lieux de fabrication comme le vin.
  • Le Delivery & retail : Le e-commerce alimentaire, l’amélioration de l’expérience client dans les magasins mais aussi dans la livraison à domicile. Ainsi, se développent des kits ou box de nourriture saine et bien calibrée pour un repas, la livraison de repas de restaurants ou encore des marketplaces favorisant la livraison d’aliments de proximité. Cette partie concentre le plus d’investissements (40% du total des investissements).

Food Tech-Activité par domaine DigitalFood Lab

Toutes ces catégories sont en pleine évolution et sont représentées par des start-up qui osent et proposent une nouvelle façon de voir l’alimentation de la production au consommateur final. 

D’après les chiffres de l’étude, le nombre de start-up créées dans ce domaine a rapidement augmenté ces dernières années. Il existe aujourd’hui 472 startups « FoodTech » en France. Celles-ci ont levé 317 millions d’euros depuis 2013 avec une multiplication par 3 des montants investis entre 2015 et 2016.

Le financement de ces start-up s’élève à des millions d’euros et elles trouvent rapidement des investisseurs à leurs projets. Certaines sont plus matures et sur un marché plus concurrentiel que d’autres et on constate aujourd’hui que les 2 catégories “Food service” et “Retail & Delivery” représentent à elles seules près de 70% du montant total des investissements.

Alors, qui sont ces start-up françaises qui mènent la danse de la Food connection aujourd’hui, et avec quels concepts ont-elles renversé nos habitudes alimentaires?

  Frichti

Food Tech-logo frichti

  • Modèle: Fullstack delivery, entendez par là que la start-up propose des plats qu’elle a elle-même élaborés dans ses propres cuisines
  • Concept : “le traiteur de tous les jours”  qui a pour mission de permettre à tous ceux qui veulent bien manger mais qui n’ont pas le temps de cuisiner de le faire
  • En chiffres : levées de fonds de plus de 43 millions € depuis sa création en 2015

Frichti est souvent cité en modèle avec aujourd’hui 350 collaborateurs et plus de 10 000 plats livrés chaque semaine !

“L’esprit foodtech c’est Mettre la technologie au service d’une mission qui fait sens : aider les gens à mieux manger au quotidien. » Julia Bijaoui, entrepreneuse fondatrice de Frichti

Nestor

Food Tech-logo Nestor

  • Modèle : Fullstack delivery, ils composent et livrent également les menus issus de leurs cuisines
  • Concept : spécialistes de la livraison de déjeuners au bureau, ils sont concentrés sur un marché de niche, avec une offre simple, 1 menu unique par jour (entrée/plat/dessert) à 15 euros.
  • En chiffres : Levée de fond de 900 000€ depuis sa création en 2015

Nestor vient d’être cité dans Forbes pour son système particulièrement rentable, avec 1500 à 2000 repas fabriqués et livrés chaque jour

La force de Nestor :  son algorithme de répartition des commandes. Jusqu’à 40% des menus sont ainsi livrés « par prédiction » : fabriqués et pré-transportés dans une zone précise avant même d’être réellement commandés.

Le Petit Ballon

Food Tech-logo_lepetitballon

  • Modèle : Les box découvertes, envoi de produits sélectionnés par des experts.
  • Concept : “Faire découvrir les vins autrement. De façon simple et innovante ». Le petit ballon propose 2 abonnements (19,90€ ou 39,90€ au choix) pour vous faire découvrir 2 cuvées par mois choisies par un expert en fonction de vos goûts et accompagnées d’une gazette d’information pour en apprendre plus sur les vins et les accorder à nos repas.
  • En chiffres : levées de fonds de plus d’1 millions d’euros depuis sa création en 2011 et aujourd’hui un investisseur principal VENTE-PRIVEE. Le Petit Ballon, reste piloté de façon autonome par ses quatre fondateurs. Un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros et un million de bouteilles expédiées en 2016.

La formule cartonne depuis 2011 avec aujourd’hui 60 000 abonnés. Autant de femmes que d’hommes et un cœur de cible de 25-35 ans.

Food Tech-Kit le petit ballon

Kit le Petit Ballon

 

La Ruche qui dit Oui

Food Tech - logo-la-ruche

  • Modèle : Une marketplace type “farm to home”
  • Concept : “Rassemblons-nous pour acheter les meilleurs produits aux agriculteurs et aux artisans de nos régions”

La Ruche soutient les producteurs locaux et développe les circuits courts. Elle permet de commander via sa plateforme en ligne des produits alimentaires frais de la région, la distribution se fait une fois par semaine afin de permettre au producteur de toujours fournir des produits frais aux consommateurs.

En France, selon le Ministère de l’agriculture « un circuit court est un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire.»

Food Tech-circuit court la Ruche

  • En chiffres : levées de fonds de plus de 8 millions d’euros depuis sa création en 2010. En février 2017 il existait plus de 1000 ruches en France, Belgique, Suisse, Danemark, Espagne, Italie, Hollande et UK. On recense 180 000 membres actifs, 13 000 producteurs et artisans. La Ruche qui dit Oui a enregistré depuis sa création un volume d’affaire de plus de 75 millions d’euros

 

FoodTech et avenir

Beaucoup d’autres start-up se développent et se positionnent sur les différentes catégories de la Foodtech. Ce marché doit atteindre 250 milliards $ de chiffre d’affaires dans le monde en 2022 (selon le site Research&Marketet nul doute que cela va continuer à susciter la créativité de nos entrepreneurs.

L’écosystème FoodTech est aujourd’hui en pleine construction et les français sont pionniers dans le domaine en Europe. Les entrepreneurs développent la culture gastronomique française et cherchent à s’éloigner des géants de la grande distribution. Il s’agit notamment de se recentrer sur des produits de qualité et sains ou encore de s’en servir pour favoriser les échanges entres les personnes.

Les années à venir devraient montrer la puissance de cette industrie dont beaucoup ont déjà bien compris et réussi la recette !

 

Pour aller plus loin :

 


Sources :

Etude FoodTech 2013/2017 : Digitalfood Lab

Forbes entrepreneurs : FoodTech française, Nestor Remporte Le Pari De La Rentabilité

Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ruche_qui_dit_Oui_!

Foodtech mag : http://foodtech-mag.com/

Madame Figaro : http://madame.lefigaro.fr/cuisine/six-femmes-qui-revolutionnent-la-digital-food

Sites web : Fichti, Nestor, Le Petit Ballon, La Ruche qui dit Oui.

 

Par | 2018-02-24T15:43:11+00:00 vendredi, 23 février, 2018|Catégories : Entrepreunariat & Startups|

À propos de l'auteur :

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Un commentaire

  1. de Salve de Bruneton 5 mars 2018 à 9 h 38 min - Répondre

    Je crois qu’il faut ajouter Agricole et leurs fraises cultivées dans des containers à Paris sur substrat (très bonnes, je les ai goutées) qui ont réussi à lever 20 millions d’euros en deux ans.

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