Qu’on s’occupe d’enfants, qu’on en ait ou pas… l’impact des écrans sur la jeune génération est un sujet qui nous concerne tous. C’est devenu un enjeu sociétal majeur et un débat de santé publique. Le temps d’écran ne cesse d’augmenter en France, y compris chez les plus jeunes. Par ailleurs, avec le Covid, le confinement, l’école à la maison, les usages ont explosé. Mais c’est aussi grâce aux écrans que s’est effectuée la continuité pédagogique. Aujourd’hui, alors que l’École pourrait amorcer réellement sa transformation digitale, le sujet continue pourtant de diviser. La question des écrans et de leurs effets sur le développement des enfants inquiète parents et éducateurs. Enfant absorbé par l'écran

Et pourtant, d’après les neurosciences, les écrans ne sont pas seuls responsables des dégâts dont on les accuse. Ils peuvent même avoir des conséquences positives ! Dans un monde où ils sont omniprésents, mieux les connaître, mieux s’en servir… c’est tout l’enjeu du numérique éducatif. Petit panorama des connaissances réelles sur les risques et bénéfices des écrans.

Télétravail et écrans sont devenus indispensables en temps de Covid

Une préoccupation majeure en période de Covid

Écrans ludiques : les nouveaux baby-sitters

Une étude de l’Institut national d’études démographiques a révélé que, durant le premier confinement, les 8-9 ans passaient en moyenne 2h45 par jour devant les écrans, à peu près autant que le temps passé au travail scolaire.

Encore plus en 2020 qu’auparavant, l’épineuse question des écrans a été au cœur du quotidien des familles !

Parce qu’il a fallu occuper les enfants confinés, les écrans ont été massivement utilisés en tant que substituts ou baby-sitting. Première raison : tout simplement pour permettre aux parents eux aussi confinés de télé-travailler, dans des conditions, avouons-le, plus que bancales. Deuxième raison, permettre à ces mêmes parents épuisés de souffler un peu, le soir ou week-end… alors qu’ils ne pouvaient compter ni sur l’école, ni sur les loisirs, ni bien sûr les grands-parents, pour occuper leurs chers bambins. 

Enfant utilisant une tabletteÉcrans éducatifs : un potentiel à exploiter

Aujourd’hui la science possède encore trop peu de données pour tirer des conclusions positives ou négatives sur l’école à la maison. En revanche, il est indéniable que l’usage du numérique a eu un impact sur l’éducation et sur les apprentissages en distanciel des élèves.

Cette période atypique de l’école à la maison a confirmé que le numérique était un atout indispensable pour la réussite scolaire et éducative des élèves. Comme le souligne Grégoire Borst, professeur de psychologie du développement et de neurosciences de l’éducation, avec un exemple très étonnant : “apprendre à écrire sur une tablette est plus efficace que le papier/crayon grâce au feedback proche apporté par les logiciels”. Quant à l’hybridation (ou « blended learning » qui associe présentiel et distanciel), elle pourrait permettre une pédagogie différenciée pour mieux répondre aux besoins individuels de chaque élève.

Très populaires lors du premier confinement en mars dernier, les applications ludo-éducatives ont eu le vent en poupe avec plus de 500 millions de téléchargements ! Bien utilisé, le numérique peut être un formidable atout. Rappelons-le, l’écran n’est pas un média mais juste un support. Employé intelligemment, sa plus-value est réelle.

Le temps d’écran en constante hausse 

Le temps passé sur les écrans ne cesse d’augmenter en France comme dans le monde, et les plus jeunes n’échappent pas à cette tendance. En moyenne, les enfants de 6 à 17 ans passaient, en 2015, 4 heures et 11 minutes par jour devant un écran. Un temps qui ne cesse d’augmenter.

Autre fait à noter, les écrans s’additionnent plutôt que de se substituer : aujourd’hui, on consomme des contenus sur TV, mais aussi sur ordinateur, smartphone, tablette… c’est du temps en plus passé sur les écrans. 

Les chiffres donnent le vertige. Selon le neuroscientifique Michel Desmurget, auteur médiatisé de La fabrique du crétin digital :

Dès 2 ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque 3 heures d’écran. Entre 8 et 12 ans, ils passent à près de 4 h 45. Entre 13 et 18 ans, ils frôlent les 6 h 45. En cumuls annuels, ces usages représentent autour de 1 000 heures pour un élève de maternelle (soit davantage que le volume horaire d’une année scolaire), 1 700 heures pour un écolier de cours moyen (2 années scolaires) et 2 400 heures pour un lycéen du secondaire (2,5 années scolaires). ”

Les jeunes sont aussi de plus en plus nombreux à être équipés individuellement de tablettes ou smartphones. A noter : il est plus difficile de contrôler l’usage qu’ils font de ces outils digitaux « nomades ».

La consommation d'écrans par les enfants

Les dangers des écrans pour les enfants sont-ils prouvés ?

Folie médiatique : le risque des positions alarmistes  

L'addiction de l'enfant aux écrans

Depuis quelques années, des voix se sont élevées pour dénoncer les méfaits des écrans, leurs ravages potentiels sur les cerveaux des enfants. Les médias ont amplement relayé ces prises de position alarmistes. Il est indéniable que trop ou mal utilisés, les écrans peuvent être dangereux pour la santé. 

Mais cette diabolisation dont certains scientifiques et la plupart des médias se font l’écho, peut désorienter, culpabiliser voire paniquer les parents et éducateurs. Avec des conséquences potentiellement néfastes. En effet, qu’ils utilisent les écrans, ou au contraire décident de les bannir des usages familiaux, les parents se sentent déconcertés. Quant à l’école, les écrans y sont peu ou mal employés, avec des usages hétérogènes selon les croyances à ce sujet de chaque enseignant, étant donné le manque d’accompagnement et de formation sur la question.

Il est urgent de faire le point sur le danger, réel ou non, des écrans, afin d’adapter les pratiques éducatives. Mais surtout, dans une société qui se digitalise en profondeur, quel potentiel pourrions-nous tirer des usages des écrans par les plus jeunes ?

De quels dangers parle-t-on ?

Il s’agit d’un débat de santé publique. Quelles conséquences les écrans ont-ils sur le développement cognitif (langagier, psychomoteur) des enfants ? 

On les accuse de tous les maux. Ils affecteraient la concentration, seraient un facteur aggravant pour l’obésité chez les enfants. L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) met ainsi en garde contre une exposition excessive aux écrans dès le plus jeune âge, qui pourrait être associée à des troubles de la mémoire, du sommeil, ou de l’attention. Pointant aussi des effets secondaires : isolement social, dépression, manque d’activité physique ou carence d’expérimentation sensori-motrice

Les écrans ont-ils vraiment des effets délétères ? Que dit vraiment la littérature scientifique ? Il est impossible de trancher de manière simpliste ! Leurs effets varient de délétères à bénéfiques, selon de multiples facteurs, comme nous allons le voir.

Manque de recul sur les “nouveaux” écrans

Bien avant les écrans : radio et TVCe sont toujours les usages des nouvelles technologies qui inquiètent. Si on a un certain recul sur la télévision apparue dans les années 60, avec de nombreuses études à ce sujet, la science ne dispose pas encore du recul nécessaire pour connaître précisément les effets à long terme d’une exposition précoce et intensive aux nouveaux écrans. 

La multiplication des écrans est un phénomène relativement récent, surtout pour ce qui est des usages nomades. En 2012, la tablette arrive ! Son usage se démocratise dans les familles. Les enfants se l’approprient de plus en plus, soit pour son interactivité, soit comme mini télé portative. 

Ainsi quand on parle de l’exposition aux écrans, le terme est fourre-tout. Il est important de distinguer le type d’écran dont on parle et la manière dont il est utilisé. Par exemple, la télévision propose un mode de consommation passif. A l’inverse, l’interactivité de la tablette ou de l’ordinateur est bien plus intéressante pour le développement cognitif. “Ces derniers ont l’avantage de se rapprocher de la manière dont les enfants appréhendent naturellement le monde. Chez les jeunes enfants, cela passe essentiellement par l’interaction et l’expérimentation”, précise le psychologue et geek Yann Leroux.

Une affaire de dosage

C’est surtout une question de bon dosage, nous dit Grégoire Borst, professeur de psychologie du développement et de neurosciences de l’éducation. Le chercheur au CNRS révèle des résultats étonnants et contre-intuitifs :

« L’utilisation d’Internet en dessous de 2 heures par jour a des effets protecteurs par exemple sur la dépression. Au-dessus de 2 heures par jour, ça a des effets plutôt négatifs sur la dépression, le sommeil, ou sur l’obésité. » 

Les 3 C : contenu, contenant, contexte

Usage accompagné du numérique

Usage accompagné

Comme le rappelle Nawal Abboub, Docteure en sciences cognitives et experte de l’apprentissage, peu d’études concluent en réalité à des effets néfastes. Les effets vont dépendre du contenant – à savoir des outils numériques utilisés, des contenus bien entendu, et du contexte, à savoir si l’enfant est accompagné ou pas dans son usage des écrans.

On imagine bien que les effets varient entre un enfant qui regarde 10 minutes d’un documentaire avec ses parents, et un autre livré à lui-même 4h par jour devant la télévision avec les publicités qui défilent… Pour l’anecdote, sachez qu’à Taïwan, si vous exposez votre enfant de moins de 2 ans à un écran, vous risquez une amende de 1 500 euros. Et entre 2 et 18 ans, si c’est plus d’une demi-heure consécutive, c’est la même amende. Les Taïwanais, peuple hautement digitalisé, considèrent que c’est une maltraitance pour le cerveau immature de l’enfant.

Si on résume les facteurs à prendre en compte :

  • L’âge de l’enfant : comme le stipule le psychiatre Serge Tisseron (à l’origine de la règle 3-6-9-12 décrite plus bas). A noter qu’avant 3 ans, un bébé ne gagne RIEN à être exposé aux écrans (hormis le seul usage intéressant dans le cas d’un enfant dont les parents ne parlent pas la langue du pays, afin qu’il soit immergé dans le fameux “bain langagier” propice au développement du langage).
  • Le contenu : ce que regarde l’enfant est-il instructif, pédagogique, ludique, ou au contraire complètement inadapté ?
  • Le contenant : ce sont les “devices”. A ce sujet, attention à la passivité qu’entraîne le visionnage TV ou à l’inverse, à la sur-stimulation du cerveau par la lumière bleue le soir (sécrétion de mélatonine). De même, attention aux outils digitaux nomades type smartphones, qui peuvent échapper au contrôle parental…
  • La prévalence du contexte : la durée d’exposition doit être adaptée et l’accompagnement est primordial, pendant et après le visionnage d’écran. On peut discuter de ce que l’enfant a appris, compris. On peut compléter, comprendre quelles émotions il a ressenties, reprendre le vocabulaire ou les notions nouvelles auxquelles l’enfant vient d’être exposé.

Les écrans interposés : “still face” et technoférence parentale

Technoférence : le parent absorbé par les écransL’enfant ne fait pas qu’être exposé directement aux écrans, il voit ses parents utiliser les écrans. L’expérience du still face ou visage impassible montre que les écrans peuvent altérer le lien parent-enfant. Utiliser continuellement et systématiquement son smartphone devant ses enfants peut présenter un risque. 

Le pédopsychiatre Bruno Falissard explique que dès la naissance, le jeune enfant a besoin d’interactions riches et variées :

“La communication passe par la gestuelle, le regard, la prosodie de la voix, une communication non verbale annihilée avec l’écran”.

Le chercheur américain Brandon T. McDaniel parle de « technoférence », définie comme une forme de “présence absente”. Le parent est constamment interrompu dans ses interactions en face-à-face avec l’enfant, par une surconsommation d’écrans ou une forme d’addiction technologique. Le risque pour ces enfants dont les parents sont ainsi constamment absorbés en leur présence ? Se replier sur eux-mêmes, ou bien développer des comportements agressifs voire dangereux pour eux-mêmes.

Les biais des études négatives

Plusieurs biais scientifiques ne permettent pas de conclure à une relation de cause à effet entre le temps d’écran et les conséquences nuisibles sur l’enfant. Si les études montrent des corrélations entre le temps d’écran et par exemple la baisse de QI ou la dépression, cela ne veut pas dire que l’écran est responsable pour autant. L’enfant a besoin d’interactions de qualité avec son entourage pour se développer. Si les parents sont indisponibles, dans une situation difficile, ils ne consacrent peut-être tout simplement pas assez de temps à leur bébé, enfant ou adolescent, n’échangent pas avec lui, ne le stimulent pas. La surconsommation d’écrans peut même être la cause d’un problème plus profond. Il peut donc y avoir une corrélation (les deux facteurs : “temps d’écran” / “Q.I.” évoluent ensemble, ou “temps d’écran” / “dépression”) sans qu’il y ait de causalité. Vous me suivez ?

Par ailleurs, le problème de ces études réside en ce que ces études se basent principalement sur du déclaratif (les parents sont invités à “décrire” les usages de leur enfant, ça varie forcément selon leur honnêteté… ou tout du moins leur perception) et non sur des données objectives mesurées par les scientifiques.

Il est donc difficile d’évaluer le retentissement de cette exposition sur le développement de l’enfant. En conséquence, la réponse est plus nuancée comme le concluaient en 2019 les académiciens : « Il est difficile de départager la possible nocivité intrinsèque des écrans pour les jeunes enfants et les pratiques parentales inadaptées. »

En bref : la science manque encore de recul à l’heure actuelle et les études se contredisent, sont mal interprétées voire instrumentalisées. Le débat est très polarisé, et beaucoup ont développé un discours catastrophiste. 

Cependant, on sait que l’impact négatif n’est pas scientifiquement uniquement attribuable aux écrans (dans la limite du raisonnable, si l’enfant n’est pas laissé 8 h par jour devant un écran, ce que son jeune cerveau ne gère pas comme celui d’un adulte). Ce qui peut causer des dégâts, c’est surtout le mésusage des écrans ainsi que le manque d’interactions. Ainsi, la TV allumée en background toute la journée, empêche les échanges et peut causer des retards de langage… Ce mésusage ou cette surexposition existe si cela remplace les activités normales (discussions, jeux, activités sociales).

A la question posée le 9 avril dernier par les académiciens « Quel est le retentissement de cette exposition sur le développement psychomoteur et relationnel du jeune enfant, ainsi que sur ses capacités d’apprentissage ? », la réponse est donc tout en nuances : « Il est difficile de départager la possible nocivité intrinsèque des écrans pour les jeunes enfants et les pratiques parentales inadaptées. »

En soi les écrans ne sont pas dangereux

Séverine Erhel, maître de conférences en psychologie cognitive à l’Université Rennes 2

Ainsi, le problème, ce ne sont pas les écrans mais les mauvais usages ! 

Appliquer le principe de précaution ou affronter les écrans ?

Les recommandations officielles : la prudence est de miseLes moments à sanctuariser avec le règle des 4 Pas

Avec toujours ce manque de recul puisque la tablette est apparue il y a moins d’une décennie, on comprend l’idée d’un principe de précaution. Les recommandations suivantes ont permis de sensibiliser les familles les moins informées, et d’encadrer peu à peu les usages. 

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) et la SpF (société de pédiatrie française) recommandent clairement de “­limiter le temps d’écran”.

Le grand public est aussi sensibilisé au message de Serge Tisseron, avec la règle “3-6-9-12” qui donne un cadre très facile à retenir : pas d’écran avant 3 ans, pas de jeux vidéos avant 6 ans, pas d’Internet avant 9 ans, pas de réseaux sociaux avant 12 ans.

La psychologue Sabine Duflo est à l’origine de la règle des “4 pas(en infographie) une règle intéressante car elle s’applique aux différents âges de la vie. Même aux adultes ! 

  1. Pas d’écran le matin car cela altère les capacités d’apprentissage
  2. Pas d’écran avant de dormir car cela nuit au sommeil
  3. Pas d’écran pendant les repas pour échanger/interagir, et pour manger en conscience
  4. Pas d’écran dans la chambre car cela échappe au contrôle parental

Fuir les écrans n’est pas la solution

Si l’on doit rester vigilant, rien ne sert de diaboliser les écrans. Ils sont partout dans notre quotidien. Il est utopique de vouloir les fuir totalement. Autant rester maître de la situation et « affronter le danger ». Le mieux est d’apprendre à vivre avec les écrans et de connaître leurs effets.

Le chercheur en psychologie et neuroscientifique Grégoire Borst affirme :

« Nous allons vivre dans un monde où le numérique va être extrêmement présent. Donc tout l’enjeu aujourd’hui, c’est de penser une éducation au numérique, aux écrans. Avoir peut-être une position qui soit moins simpliste. Ce n’est pas ‘non pas d’écran’ ou ‘oui tous les écrans que vous voulez’. C’est réellement d’essayer d’expliquer à l’enfant quels sont les effets de l’utilisation des écrans sur son cerveau et sur son comportement. »

Beaucoup estiment que les enfants seront plus épanouis s’ils sont accompagnés dans leur découverte du monde numérique que si on le leur interdit.

En somme, apprenons à nos enfants à devenir des utilisateurs éclairés du numérique !

Faut-il introduire plus d’écrans à l’école ?

Écoles Waldorf vs partisans du numérique éducatif

Assez ironiquement, les dirigeants des GAFA ont interdit l’usage des smartphones/tablettes à leurs enfants et paient une fortune pour les envoyer dans des écoles déconnectées (rappelons-nous que Steve Jobs interdisait l’iPad à ses enfants). Globalement, les parents geeks ultra-connectés de la Silicon Valley préfèrent tenir leurs enfants à l’écart du digital.

Mais il y a un monde entre les partisans de la pédagogie des écoles Waldorf qui excluent toute idée de numérique éducatif, et ceux de la modernité…

Dans Les métiers du futur, Isabelle Rouhan mentionne un chiffre stupéfiant : 85% des métiers de 2030 n’existeraient pas encore. Alors que la société se digitalise et évolue de plus en plus vite dans tous les domaines, outiller les enfants et les préparer à s’intégrer dans la société est plus que jamais un enjeu de société.

Cela inclut non seulement l’éducation PAR les écrans/le numérique mais aussi l’éducation AUX écrans/numérique. Cette culture numérique permettra aux enfants de devenir “des êtres libres et critiques face au flux continu d’informations de ce monde numérique”, comme l’affirme un collectif de quatre personnalités du secteur de la formation et de l’édition dans une tribune récente du Monde. 

Bénéfices des écrans sur les apprentissages 

Ce sont en somme les avantages du numérique éducatif.

L’écran n’est qu’un outil parmi d’autres mais c’est un outil incroyablement attractif. Alors utilisons son formidable pouvoir d’attraction pour améliorer l’éducation ! 

Le numérique éducatif à l'Ecole

Introduire les écrans et le numérique éducatif à l’Ecole

J’aurai l’occasion d’aborder spécifiquement le sujet dans un article à venir.

En attendant, voici déjà un aperçu des effets positifs des écrans pour potentialiser les apprentissages des élèves :

  • Intéresser
  • Faciliter la mémorisation 
  • Simplifier les échanges et l’accès au savoir 
  • Serious game et ludification (le jeu est un démultiplicateur d’apprentissages)
  • Test and learn 
  • Travail collaboratif
  • Feedback immédiat (versus correction plus tardive)
  • Varier les supports : projection de cartes, écoute de fichiers audio…
  • Individualiser les parcours d’apprentissages : selon le niveau, les centres d’intérêt, le public (les enfants à besoins éducatifs particuliers) 
  • Favoriser une école inclusive
  • Faciliter la communication avec les parents (plateformes de notes…)

Et encore beaucoup d’autres possibilités en envisageant d’intégrer l’IA dans l’enseignement de demain !

A noter : on verra notamment comment aborder, dès la maternelle,  la question de l’apprentissage du numérique sans écrans. 

Bientôt la fin des écrans ? 

Même si ça vous semble inconcevable, sachez que les écrans ne seront peut-être bientôt plus au cœur du débat.

Omniprésents aujourd’hui, ils vont probablement occuper une place de moins en moins importante dans notre vie à l’avenir, “du fait du développement des technologies vocales, des chatbots, des assistants vocaux” indique Serge Tisseron. 

De manière générale, le numérique ne se limite pas aux écrans. La révolution numérique passe aussi par d’autres interfaces.

Les préoccupations vont progressivement se déplacer… Il y aura donc de nouveaux défis à relever, pour tous : enfants, parents et éducateurs du monde entier !

 

 

Sources et références en lien avec le sujet :

Sur le blog du MBA MCI

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