Ils sont nombreux chaque année à se lancer dans l’aventure en tant que « digital nomads ».

Qui ne rêve pas d’avoir un travail qui permettrait de partir à l’aventure, d’explorer le monde et de découvrir d’autres modes de vies et cultures ?
Qui ne rêve pas d’avoir un travail qui permettrait à ses heures perdues, d’aller se prélasser sur une plage de sable blanc, déserte, à l’ombre des cocotiers, vue sur l’horizon turquoise (ou émeraude), hypnotisé par la mélodie des vaguelettes chatoyantes qui viennent nous lécher les orteils en guise de bienvenue…
Qui ne rêve pas de travailler à son rythme ? Adieu métro, boulot, dodo, retards, stress. Feus la guerre du RER tous les matins, les pannes, les heures de pointes étouffantes, la queue à la machine à café, les contraintes horaires, les réunions à rallonges, la pression et la routine morose. 

Mais attention, ce ne sont pas des vacances, c’est un mode de vie. La vraie liberté consiste à parcourir le monde, vivre et travailler là où on le veut et quand on le veut.

Avec les progrès réalisés en matière de connectivité et de numérique, on estime qu’en 2025, un milliard de personnes dans le monde pourront faire 100% de leur travail depuis un ordinateur connecté, si elles le souhaitent. 

Attachez votre ceinture, décollage immédiat pour découvrir le monde du travail à distance et du digital nomad !

 

Qu’est ce qu’un digital nomad ?
Digital nomad est une expression anglaise qui, littéralement, signifie nomade numérique. C’est tout de suite moins sexy ! Le digital nomad désigne une personne qui peut travailler de n’importe quel endroit de la planète, à la seule condition qu’elle ait son ordinateur connecté et bien évidemment, une bonne connexion Internet.
On parle de nomadisme car son travail ne nécessite pas de se déplacer dans une structure pour effectuer ses missions, tout se fait à distance, et c’est le digital nomad qui aménage son temps selon le rythme qu’il s’est fixé. Pouvant ainsi voyager à sa guise.
Il faut savoir faire la différence avec un salarié qui travaille ponctuellement à distance pour son entreprise (exemple : des voyages d’affaires, travail de chez soi une fois par semaine, etc.), dans ce cas on parlera plutôt de télétravail, car ils n’ont pas le même mode de vie qu’un digital nomad.

Le travail à distance est une pratique qui se démocratise de plus en plus grâce à Internet, à l’amélioration de la connectivité dans le monde entier et la multiplication d’appareils mobiles et connectés.
Les métiers du digital nomad sont variés : traducteur, rédacteur web, développeur, transcripteur de fichier audio en ficher texte, e-commerçant, coach (dans tous les domaines), consultant, Community manager, professeur en ligne etc. Il peut soit être le salarié d’une entreprise (en fonction des accords signés avec son supérieur) ; soit être un entrepreneur et travailler en freelance.
Un autre facteur qui a contribué à l’accessibilité du travail à distance est l’essor du travail collaboratif.
En effet, la possibilité de trouver des logements à prix réduits comme avec Airbnb, ou se déplacer à moindre coûts avec des applications comme Lyft ou Uber, la formation en ligne ou encore de trouver du travail en freelance grâce aux plateformes dédiées sur Internet (Upwork, Freelancer, Fiverr, etc.) ont contribué au style de vie du digital nomad.

Une des stratégies d’un nomade numérique est d’aller vivre dans un pays où le coût de la vie est nettement inférieur à son pays d’origine (taux de change favorable) et travailler pour des clients, via Internet, aux mêmes tarifs qu’une prestation dans un pays développé. C’est pour cela que l’on retrouve beaucoup de freelancers dans les pays asiatiques et sud-américains où la vie y est très peu chère. Il existe même des plateformes qui servent d’indicateur de bien-être selon les pays comme Nomadlist.com. A titre d’exemple, pour environ 1€ en Thaïlande vous pouvez manger un plat local, pour 400 € par mois il est possible d’avoir une belle surface habitable, meublée, avec une belle vue et avoir accès à la salle de sport et la piscine de la résidence sécurisée, pas mal non ?

D’ailleurs, cette nouvelle vague de « travailleurs » incite les pays à développer des infrastructures visant à attirer les digital nomads et stimuler ainsi leur économie.
C’est le cas de l’Estonie, qui projette de lancer cette année, un visa destiné aux digital nomads.
Ce visa devrait leur permettre de séjourner, voyager et travailler pendant un an en Estonie, et leur donner accès aux autres pays de l’espace Schengen pour une durée maximale de 90 jours. L’Estonie se fait déjà surnommer la Silicon Valley de la mer Baltique. Là-bas, Internet est accessible partout, gratuitement et se trouve même être le plus rapide au monde. Pour rappel, il est possible depuis 2014, pour les entrepreneurs du monde entier de créer une entreprise en ligne au sein de l’Union Européenne et d’avoir accès aux services gouvernementaux de l’Estonie grâce à la e-Residency.

e-residency

Le visa e-residency de l’Estonie

Les digital nomads du point de vue de l’entreprise :
Prenons le cas de Buffer. L’entreprise américaine initialement basée à San Francisco a décidé de fermer ses bureaux afin de permettre à ses salariés de travailler comme bon leur semble et par la même occasion réduire les coûts fixes.
« Il y a deux types de profils : les salariés sédentaires et les digital nomads. Parmi les sédentaires, une vingtaine de personnes résident à New-York et Londres, les autres sont disséminés aux quatre coins du globe. Une bonne moitié des salariés sont des digital nomads. Certains ont une adresse fixe et reviennent chez eux une partie de l’année alors que d’autres n’ont même pas de domicile fixe. Cette situation concerne environ 15 personnes, soit près d’un quart des salariés ! ».
Buffer part du principe que nous sommes plus productifs lorsque nous travaillons dans un endroit ou un environnement dans lequel nous nous sentons à l’aise. L’article du site Bureau à Partager, décrit en détails le fonctionnement de Buffer.

Les mutations managériales liées à cette tendance:
Désormais l’ordinateur devient le « lieu » de travail. Il réunit en effet, tous les outils et logiciels dont on a besoin (Gmail, Skype, Slack, Trello, WordPress etc.) pour travailler sans avoir besoin de se déplacer physiquement au bureau.L’entreprise doit donc garder un œil alerte sur les mutations du travail et nouveaux usages qui s’opèrent aujourd’hui afin de pouvoir s’adapter et rester compétitive. La qualité de vie au travail, le bien-être en entreprise, l’autonomie, la flexibilité, la souplesse dans l’organisation et le télétravail contribuent à des changements dans les approches managériales.
Pour le cas d’une entreprise où tout ou une partie des salariés sont dispersés dans le monde, la question de la culture d’entreprise est également une notion importante à inclure dans le management.

Si vous envisagez de devenir un digital nomad, voici une infographie avec quelques conseils (non exhaustifs) avant de vous lancer :

Sources:

Les Nouveaux Travailleurs
Les Echos, Le télétravail accélère la transformation des entreprises
Forbes, Tous digital nomads en 2030 ?
The Start-up Founder, Nomadic digital, the new freelancer worker
Wydden, Le digital nomadisme est-il en train de révolutionner la culture d’entreprise ?
Lepetitjournal.com, Les 8 commandements pour devenir nomade digital en 2019