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Après 4 ans passés dans le eCRM, mon agence m’offre l’opportunité de développer mes compétences dans le search. Etape clé : réussir la fameuse certification Google AdWords.

Ce « label » doit permettre à mon employeur d’attirer d’éventuels futurs clients.

Bonne nouvelle : l’examen est gratuit, on peut le passer n’importe où à condition d’avoir une connexion Internet et en cas d’échec, il suffit d’attendre une semaine pour le repasser.

Je prends donc rendez-vous à une session de formation organisée par les équipes de Google le jeudi 5 mars à la Bourse de Commerce, dans le 1er arrondissement.

L'Echangeur PME, à l'intérieur de la Bourse du Commerce

L’Echangeur PME, à l’intérieur de la Bourse de Commerce

La salle de formation, aux couleurs de Google

La salle de formation, aux couleurs de Google

Cette journée d’aide au passage de l’examen a plusieurs avantages. Les formateurs travaillent chez Google (les sessions, réparties sur toute l’année, ont parfois lieu au siège de Google en France), et nous « coachent » dans le but précis de réussir la certification.

Enfin, en théorie. Dès le début de leur intervention, les deux formateurs sont bombardés de remarques et questions personnelles, qui n’ont qu’un lointain rapport avec l’examen à proprement parler. Nous sommes une cinquantaine dans la petite salle. On nous informe que pour des raisons de réseau électrique, il n’est pas possible de brancher les chargeurs de nos portables ou tablettes en même temps et qu’il faut se relayer.

Heureusement j’ai pensé à charger mon ordinateur la veille et comme c’est un Google Chromebook (!), son autonomie de 15h est a priori largement suffisante. Les deux formateurs sont très à l’écoute, expliquent avec clarté les particularités du système publicitaire Adwords – mais les questions pas toujours pertinentes venant des premiers rangs les obligent à rogner sur le nombre de slides prévu dans leur présentation.

La journée se découpe en quatre parties : de 9h30 à 10h45, on révise avec les examinateurs. À 11h, on passe le premier examen « Les bases de la publicité« , qui dure deux heures. L’après-midi, idem : préparation de l’examen avancé « Publicité sur le réseau de recherche » de 14h à 15h45 et passage de l’examen à 16h. Il est indispensable de réussir les deux examens pour obtenir la certification.

Je connais un peu les bases du SEA et ai même lancé quelques campagnes il y a un ou deux ans. Certaines personnes de l’assistance gèrent des campagnes depuis plusieurs années, d’autres ne sont jamais rentrés dans l’interface – bref, mon niveau d’expérience est « moyen ».

Alors que les gens reviennent de pause, une panne de réseau (due – on l’apprendra plus tard – à une défaillance des serveurs proxy) fait râler tout le monde. Manque de chance, j’avais déjà débuté l’examen. Impossible de passer à la question suivante, et pendant ce temps je regarde avec angoisse le temps continuer de défiler en bas à droite de mon écran.

L’un des formateurs essaie de détendre l’atmosphère. « Vous avez de la chance, la dernière fois il y avait une panne de réseau plus une panne d’électricité ».  Les gens sourient, d’autres s’agacent. Je commence à regretter de ne pas avoir attendu de passer l’examen dans les locaux de Google… Il y aurait eu moins de risque de subir ce type d’incidents.

Malgré le stress, et les nombreux bavardages qui empêchent de se concentrer, je termine l’examen avec 91% de bonnes réponses (85% suffit pour avoir la moyenne). Soulagé, je pars déjeuner. Certains qui ont échoué se demandent si c’est la peine de revenir cet après-midi. Mais la plupart des personnes présentes ont réussi, en dépit de conditions peu favorables.

A 14h, de nouveaux participants arrivent spécialement pour passer l’examen avancé. La responsable de cette journée de formation intervient pour inciter les personnes atteintes de « questionnite aigue » à poser des questions uniquement en rapport avec l’examen, faute de quoi les formateurs ont consigne de ne pas répondre. Les digressions de la mâtinée ont empêché de venir à bout de la présentation et donc d’anticiper certaines questions de l’examen.

Le principal orateur, qui s’est sans doute fait un peu remonter les bretelles pendant l’heure de déjeuner, évite désormais les traits d’humour dont il avait émaillé la première partie de son « coaching ». L’intervention de sa responsable semble avoir porté ses fruits. Les questions hors-sujet sont tout de suite éludées, l’ambiance est plus studieuse.

Vient l’heure de l’examen. Le sort s’acharne contre nous : les pannes de réseau resurgissent lorsque l’on se connecte via le wifi. Heureusement, un ingénieur parmi les personnes présentes ce jour-là parvient à débloquer la situation. La responsable de formation nous invite à nous connecter par groupes à des wifi différents – celui de Google, celui de la Bourse de Commerce, etc – afin d’éviter tout risque de saturation. Tout ça est un peu bancal. Mais bon, ça finit par fonctionner.

L’examen « Publicité sur le réseau de recherche » comporte 98 questions et le taux de réussite est fixé à 80%.  Contrairement à l’examen de base, ces questions se révèlent – comme il fallait s’y attendre – plus pointues, introduisant des cas pratiques, des mises en situation, etc. Le principal avantage de cette journée est de pouvoir faire appel aux deux formateurs pour qu’ils nous aident si besoin. En théorie, ils n’ont bien sûr pas le droit de fournir directement les réponses, mais dans la plupart des cas, ils font en sorte de nous donner tous les éléments pour qu’on coche la bonne case.
Le but de Google est évidemment que le maximum d’agences et d’entreprises obtiennent le badge de partenaire et dépensent leur argent sur Adwords ou Adsense (qui totalisent 91% des revenus de Google).

Seulement, il n’y a que deux formateurs, et vu le nombre de participants, ils sont très sollicités. Il est difficile de lutter contre certaines filles des premiers rangs pour s’accaparer leur attention. Au final, je n’aurai réussi qu’à obtenir une seule bonne réponse. Et encore, il est permis d’en douter.
Au début de la session de cet après-midi, alors qu’on abordait la gestion d’un centre multicompte (MCC pour les connaisseurs), l’un des deux formateurs est discrètement sorti de la salle. Une minute plus tard, l’une des personnes présentes a fait remarquer qu’il était tombé sur une question liée aux MCC lors du premier examen et qu’on lui avait affirmé le contraire de ce qu’il apprenait à l’instant. « C’est pour ça qu’il est parti », a répondu le formateur avec un geste du menton vers la porte où son binôme s’était esquivé quelques secondes auparavant. Rires dans la salle. Sauf du principal intéressé, évidemment.

Quelques minutes avant la fin, j’entends des râles de mécontentement, des soupirs. Toutes les personnes autour de moi semblent avoir échoué au second test. J’y crois malgré tout, tâche de faire abstraction du bruit ambiant. Arrive l’instant du verdict… 77%, soit 3% en-dessous du taux de réussite.

Il n’y a plus qu’à retenter la semaine prochaine. Les gens partent, un peu désabusés. La plupart des participants semblent avoir échoué, à l’exception d’un type devant moi et sans doute d’autres personnes plus discrètes dans le fond de la salle. Ici s’achève ma journée organisée par la Google Partner Academy de Paris.

NB : j’espère que ce petit compte-rendu aura permis de fournir quelques éléments pratiques à des personnes désireuses de réussir cet examen. La semaine suivante, j’ai tenté de repasser l’examen avancé chez moi, seul face à mon ordinateur et ai obtenu 79% de bonnes réponses. La prochaine fois, ça devrait être la bonne.