Aujourd’hui, les applications et sites de rencontre font partie de la vie de nombreux célibataires. On peut rencontrer quasiment n’importe qui en balayant simplement son écran du bout du doigt. Mais dans cette recherche perpétuelle de la rencontre via ce fameux swipe, ne finissons-nous pas aveuglés par tout ce choix ?

CONTEXTE

Il y a quelques décennies, quand internet n’existait pas encore, les rencontres se limitaient principalement au réel, à ce face à face hasardeux ou recherché d’où pouvaient naître de futures projections sentimentales. Bien souvent, le partenaire nous avait été présenté par un proche ou bien rencontré dans un lieu commun aux deux individus. Ils avaient donc dès leurs prémisses un certain lien, un point commun.
Mais au temps de nos grands parents, le mariage était une marque de réussite sociale, une norme quasi impérative imposant une pression à certains jeunes gens désireux d’être acceptés par la société. Les rencontres arrangées par les familles des jeunes célibataires étaient donc courantes et les marques d’engagement prises rapidement.

Lorsque le digital s’est ancré dans notre quotidien, les lignes de la rencontre amoureuse ont commencé à bouger et les frontières se sont effacées. Discuter derrière un écran alors que notre regard ne s’est encore jamais posé sur le visage en chair et en os de notre interlocuteur est maintenant accepté, banalisé et parfois même recherché. Notre cercle de connaissances s’est nettement élargi. Par les réseaux sociaux, nous pouvons rencontrer et discuter avec des personnes à l’autre bout de la planète. Les sites et applications de rencontres se sont démocratisés et sont venus envahir les cœurs à la recherche de tendresse et de compagnie.

En 2020, on comptait plus de 18 millions de célibataires à l’intérieur de nos frontières, ce qui équivaut à ⅓ des adultes Français. Un chiffre qu’on estime tendre vers une augmentation en 2021 due au stress de la crise sanitaire passée. Le nombre de célibataires en France a plus que doublé en 40 ans. 

A l’ère de la connexion, du digital, de l’ouverture au monde et des autres, pourquoi est-il bien plus compliqué aujourd’hui de trouver sa moitié ? 

Face à ce nombre croissant de célibataires, comment les acteurs du marché du célibat s’adaptent-ils et parviennent-ils à tirer leur épingle du jeu ?

Comment peut-on envisager l’avenir du dating ? Sommes-nous prêts à confier le futur de notre intimité entre les mains de la technologie ?

 

I. L’avènement des sites et applications de rencontres pour les cœurs à prendre

A. Un marché très concurrentiel

En 2019, il existait plus de 2000 sites/applications de rencontre. Dans la catégorie des 18-34 ans, ce sont plus de 40% des jeunes qui sont inscrits à ces sites selon une étude Ifop. Le grand gagnant des applications de rencontre est sans étonnement, Tinder, qui a généré en 2020 plus de 3 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans le monde. Suivent ensuite les sites tels que Adopte un mec, Badoo, Lovo et Meetic. Les sites généralistes sont les plus connus pourtant il existe plus de 2000 sites de rencontre. Il y en a donc pour tous les goûts (par religion, par passion, par localisation, par âge, par catégorie socio-professionnelle etc). Pour les amoureux de la campagne, inscrivez-vous sur « vachement.fr ». Pour ceux qui estiment leur physique attrayant, BeautifulPeople leur promet un partenaire aussi séduisant grâce à des critères sélectifs. (Et attention, on peut être exclu si on a pris du poids). Les infidèles n’ont pas à se priver avec Gleeden et pas d’exception non plus pour les détenus  de prison avec PrisonMatch, leur site de rencontres dédié ! En bref, maintenant on peut chercher l’amour (ou même une aventure éphémère) activement et avec tous les critères spécifiques que l’on souhaite trouver chez notre âme-soeur d’une vie ou d’une nuit.

En France en 2018 :

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B. Des applications pour toutes les orientations

Les personnes de la communauté LGBT ne sont pas non plus laissées pour compte. Plusieurs applications leur sont dédiées : Grindr, Taimi, her… En 2020, plus de la moitié d’entre elles ont rencontré leur partenaire via un site de rencontre. Un système permettant à cette communauté de se retrouver facilement et qui est estimé comme un “gain de temps” pour les rencontres d’après l’article de Tetu. Grindr, considéré comme le Tinder des gays est une application controversée à l’image de son homologue hétérosexuel. On y critique souvent le manque de modération des messages et son usage trop sexualisé, superficiel, manquant d’humanité. Vous pouvez retrouver des témoignages  en vidéo postés sur le site de Tétu. 

C. Un système non sécurisé pour les plus jeunes

Certains sites de rencontre ne ciblent pas seulement les individus à partir de leur 18 ans, mais bien avant. Les adolescents déjà hyper connectés à 12 ans sont les futurs consommateurs de demain et représentent un large marché. De nombreuses applications et sites sont dédiés à ces jeunes à peine sortis de l’enfance. Souvent définis pour une cible âgée entre 12 et 25 ans, on peut y rencontrer l’amour ou simplement s’y faire des amis qui restent, pour la plupart, virtuels. Mais n’y a-t-il pas un écart nettement perceptible entre les intentions d’un jeune de 25 ans et de celles d’un autre de 12 ans ? En 2019, une journaliste de Libé raconte dans un article avoir fait l’expérience d’une inscription sous une fausse identité sur 3 de ces sites de rencontres (Rencontre-ados.net, Rencontre-ado.com et Nodaron.fr) et avait clairement dénoncé le manque de contrôle et l’abondance de demandes déplacées. Mais comment protéger ceux qui chercheraient à grandir trop vite ? Thomas Mester, gérant du site Rencontre-ados.net explique qu’ils ne peuvent limiter les inscriptions aux mineurs dû à leur offre publicitaire qui en pâtirait : “personne ne veut payer pour des espaces publicitaires sur un site où il n’y a que des mineurs.». Alors certainement que la meilleure solution pour protéger les plus jeunes c’est simplement la prévention.

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II. Quand la recherche devient plus addictive que la rencontre

Cette recherche de la rencontre par le biais de ces applications et sites peut même finir par être addictive et c’est tout l’intérêt de ces géants digitaux. 

Le marché du célibat est en effet bien spécifique car, lorsque le client a trouvé satisfaction et donc un partenaire, c’est à ce moment-là qu’il quitte le service (en toute logique). Ainsi, plus le client est satisfait et a trouvé chaussure à son pied, moins vite il reviendra utiliser le service. La fidélisation du client au service est donc complètement dénuée de sens sur le long terme pour ces acteurs.
Imaginez quelques secondes si en réouvrant votre application de rencontre après 2 ans de couple, on vous envoyait des messages du type “Quelle joie de vous revoir, on n’attendait que vous !”… 

Les applications de rencontre ont donc tout intérêt à vous garder dans leurs adhérents célibataires. Et pour cela, chacun sa technique.

A. L’addiction vient en swipant

Grâce à un UX design particulièrement poussé et recherché, Tinder est venu bousculer les codes de la rencontre et de l’usage digital avec ces fameux « swipes » à gauche et à droite. Comparable à un jeu aléatoire, on y prend autant goût que devant une machine à sous. Pourquoi ? Simplement par le caractère imprévisible de l’application qui nous amène par “surprise” de nouveaux profils que l’on ne peut pas prévisualiser. On swipe donc perpétuellement en anticipant inconsciemment que le prochain profil affiché sera peut-être le “gros lot” qu’on attendait. C’est cette anticipation de la récompense qui nous provoque du plaisir (et donc de la dopamine) et qui nous rend accro au swipe. Pour la comparaison, repensez à vos jeunes années d’innocence, la veille de Noël vous ne pouviez déjà plus tenir en place simplement parce que vous anticipiez le plaisir et la surprise de l’ouverture de vos cadeaux du lendemain matin en vous demandant si vous alliez recevoir ce fameux jouet commandé ou non. 

Pour faire plus court, en anticipant du plaisir, on en éprouve déjà. Et si finalement la récompense ne vient pas, on va essayer de recommencer jusqu’à y arriver.

B. Notre cerveau adepte de la rencontre sans effort

D’autre part, la rencontre est simplifiée, sublimée (puisque l’on ne voit que ce que les inscrits veulent bien nous montrer) et accessible pour tous, n’importe où et n’importe quand. Une rencontre fortuite IRL (in real life) demande du temps et des efforts physiques (le minimum étant de sortir de chez soi) mais aussi personnels (aborder l’autre et prendre le risque d’être rejeté). Avec les applications de dating, on peut rencontrer de notre canapé et avec confiance car en toute logique les personnes que l’on aborde ont déjà approuvé que l’intérêt était partagé (grâce au ”like” qui mène au match pour Tinder).

Ce qui rend encore plus agréable le jeu du swipe pour l’utilisateur, au-delà de tenter de trouver sa perle rare, c’est également le peu de charge cognitive que cela lui demande. Tinder a simplifié la rencontre jusqu’à son paroxysme. Il ne présente seulement qu’au premier écran, une photo, un prénom, un âge. A partir de là, le choix est on ne peut plus simple : oui ou non ? Le concept est ultra simplifié et ne demande que très peu d’attention et concentration, et ça, notre cerveau en raffole. Pourquoi ? Parce qu’il est toujours partisan du moindre effort (comme l’explique Boris Chevalier au journal du Léman Bleu). Notre cerveau peut donc se mettre en mode “automatique” et se délecter de ce jeu simplissime. Évidemment si vous souhaitez en savoir plus sur le profil de la personne, en moins de 2 micro interactions de votre pouce, vous aurez plus d’informations. 

C. Tinder, distributeur de dopamine

Arte a produit une chaîne de vidéos dédiées à ces applications qui nous rendent accro et explique dans cette courte vidéo comment l’UX design de Tinder est pensé pour nous plaire et procurer des émotions. Par l’utilisation de l’application, notre cerveau va sécréter de la dopamine, l’hormone du plaisir et transformer inconsciemment nos swipes inoffensifs en une obsession frustrante. Une étude BETC montre même que 36% des utilisateurs d’applications de rencontre sont plus intéressés par le fait de recevoir des « matchs » que de faire des rencontres.

 D. Nouveautés et notifications personnalisées pour se démarquer

De plus, Tinder propose régulièrement des nouveautés pour nous garder en haleine. Tinder Swipe Night en 2020 proposait à tous les utilisateurs de vivre la dernière soirée apocalyptique de leur vie grâce à une série interactive enregistrant nos choix. Ainsi, l’application proposait ensuite des personnes qui avaient fait les mêmes choix que nous.

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Tinder est également le roi des notifications variées et amusantes. Vous serez relancé quasiment tous les jours si vous n’ouvrez plus l’application. Elle est la plus évoluée et est celle proposant le plus de services à côté de ses concurrents.

Voici quelques exemples de notifications qui m’ont été envoyées :

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III. Les limites de la recherche infinie

A. Plus on a de choix, moins on se décide

La rencontre est aujourd’hui à portée de main. On a l’impression d’avoir le choix. Beaucoup de choix. Tellement de choix que finalement, le désir de ne choisir qu’une seule personne et donc de renoncer à toutes les autres potentialités peut parfois paraître contraignant. Face aux choix, notre cerveau a besoin de pouvoir comparer les issues possibles et pour ça, il faut les connaître, les essayer. Si ces options restent présentes mais inconnues,  la peur de « passer à côté de quelque chose et de la perdre à jamais » est incontournable. Dan Arielly, dans son livre « c’est vraiment moi qui décide », explique clairement ce système de pensée automatique et inconscient qui biaise souvent nos prises de décision. Aussi, ne pouvant nous empêcher de comparer constamment, nous finissons par devenir de plus en plus exigeants notamment en termes de normes physiques. Cela est notamment dû au culte du corps imposé à nos yeux quotidiennement par le biais de nos écrans. A force de swiper, encore et encore, notre cerveau tente, tant bien que mal, de suivre le rythme de la comparaison mais finit rapidement par arriver à un état de saturation d’informations appelé « information overload ». Cela signifie que nous n’arrivons plus à percevoir la singularité en chaque personne et que nous perdons la capacité de les comparer de façon logique. Eva Illouz, sociologue, affirme même que « En amour, nous sommes devenus des machines évaluatives ». Ce semblant d’infinité de choix nous rend exigeant au point de pouvoir en devenir quasiment apathique.

cinderella-effectDe plus, l’expérience utilisateur n’a pas de fin si l’on ne se décide jamais. La répétition et la facilité de la tâche à effectuer tend à nous faire rester et swiper des heures durant. C’est la loi de Parkinson en UX design définie dans l’article d’Ilona Marie. En ne limitant pas l’accès aux profils et en n’indiquant aucune date, aucune limite de temps, l’utilisateur va avoir tendance à rester beaucoup plus de temps sur l’application avec l’envie de finir ce qui est quasiment infini.

B. Le dating burnout : la saturation de la rencontre

C’est avec ces applications que le phénomène du « dating burnout » est né. Théorisée par le Dr Terri Orbuch, chercheuse américaine spécialisée en relations humaines, elle caractérise ce « dating burnout » par l’épuisement des rencontres liées aux industries digitales . Il n’a jamais été aussi simple de rencontrer de nouvelles personnes grâce aux réseaux et aux applications mais il n’a également jamais été aussi simple d’enchaîner les rendez-vous décevants (ou du moins pas à la hauteur de nos attentes). A force de désillusions, de swipes incessants, le cerveau (et le cœur) sature(nt). On finit simplement par ne plus avoir goût à la rencontre, ne plus y ressentir aucune excitation ni plaisir. La sociologue Eva Illouz conseille donc de se limiter à regarder 9 profils différents par jour afin de pouvoir garder à l’esprit la singularité de chaque personne et de ne pas tomber dans « l’overload ».

 

IV. Quelle rencontre pour demain ?

Le marché de l’amour et de la rencontre est un marché qui ne cessera d’exister. L’être humain étant de nature sociable, il cherchera éternellement à rencontrer. Alors pour entrer ou bousculer le marché déjà quasiment saturé, il faudra innover. 

A. Intégrer le dating aux réseaux sociaux ?

Facebook est le réseau social comptant le plus d’inscriptions au monde. En 2020 il comptait 2,85 milliards d’utilisateurs actifs chaque mois et 1,88 milliard d’utilisateurs actifs chaque jour dans le monde d’après le journal du net. En plus de pouvoir identifier plus de ¼ de la population mondiale, le réseau connaît également nos goûts, notre personnalité, nos amis, nos préférences politiques, sexuelles et nos informations personnelles. N’est-il donc pas le mieux placé pour nous faire rencontrer la personne avec qui nous avons le plus de points communs ? C’est ainsi que Mark Zuckerberg lança en 2019 aux Etats Unis et en 2020 en France, la fonctionnalité “Facebook Rencontres”. Disponible directement sur l’application Facebook, elle nous propose des profils qui correspondent à notre recherche. Pourtant, le succès n’est pas encore au rendez-vous…La faute aux scandales sur l’exploitation des données de ses utilisateurs qui ont perdu confiance en ce réseau social.

Facebook rencontres

B. La technologie pourrait bientôt nous emmener encore plus loin dans la rencontre

En Chine, depuis 2018 il est possible de louer une copine en ligne. La politique de l’enfant unique ayant favorisé les garçons dans ces familles réduites, les femmes manquent aujourd’hui cruellement aux célibataires chinois. En 2020, on estimait qu’il y avait 30 millions d’hommes célibataires en plus que les femmes. Les jeunes hommes se seraient donc rabattu sur la solution alternative de la location de copine pour quelques heures ou quelques jours, souvent pour éviter d’inquiéter la famille d’un célibat prolongé. 

On pourrait également citer toutes les émissions liées à l’amour comme Mariés au premier regard qui assure vous trouver une personne compatible grâce à “la science”.
Plus futuriste mais pourtant pas impossible, la série “The One” sur Netflix présente une nouvelle dystopie dans laquelle il serait possible de trouver notre parfaite âme soeur grâce à l’ADN. Dans Black Mirror, une application pourrait estimer notre compatibilité avec une personne grâce à un simulateur d’expérience virtuelle. Dans “Her” le film de Spike Jonze, l’assistante virtuelle basée sur l’IA devient tellement réelle que le personnage principal en tombe amoureux. 

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Des scénarios qui ne sont pourtant pas si impossibles que ça au vu de notre rapport aux technologies dans notre intimité. Le sujet des sentiments étant souvent subjectif et difficile à décrypter, beaucoup d’entre nous semblent prêts à faire confiance en la technologie pour nous guider. D’après une étude intitulée “Love in the Digital Age, il semblerait que :

  • 50% des interrogés feraient confiance à un algorithme pour trouver leur âme sœur.
  • 56% pensent que l’intelligence artificielle sera capable de leur dire s’ils sont vraiment amoureux et dans une relation durable.
  • 57% souhaiteraient avoir une application de match utilisant l’analyse ADN pour maximiser leurs chances
  • 1 personne sur 4 aimerait qu’une application lui dise quand elle est “vraiment amoureuse”. 

Conclusion

Le marché de la rencontre amoureuse est déjà mature et les centaines d’applications qui y sont dédiées le prouvent. Pour se démarquer, certains des acteurs misent sur l’innovation, l’expérience utilisateur et la diversité de contenus proposés. Mais le concept reste souvent le même et ne manque pas de se faire largement critiqué. Des célibataires aliénés par des systèmes d’interfaces consciemment addictifs, un choix quasiment infini qui freine la prise d’engagement, un manque de modération des messages et une présentation déshumanisante des individus.

Pourtant plusieurs études ont montré que les utilisateurs sont loin d’être fermés à faire confiance aux technologies pour les guider vers des personnes qui leur correspondraient. A l’heure de la data et de l’intelligence artificielle, ne pourrions-nous pas proposer des rencontres de qualité ? Accompagner autrement les utilisateurs dans leur recherche ? Suivre davantage “l’après rencontre” ? Rendre à la rencontre sa vraie magie ? La suite dans quelques décennies…

 

Sources :

https://www.liberation.fr/debats/2020/02/13/en-amour-nous-sommes-devenus-des-machines-evaluatives_1778305/
http://www.lovesciencemedia.com/love-science-media/you-can-overcome-dating-burnout.html

https://www.etudes-et-analyses.com/blog/decryptage-economique/marche-sites-rencontres-16-09-2019.html
https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/services/tinder-milliardaire-facebook-en-embuscade-le-marche-des-applis-de-rencontres-fait-des-jaloux_AN-202002150119.html
https://www.e-poitou-charentes.com/business/la-guerre-sur-le-marche-des-sites-de-rencontre/
https://mcetv.fr/decouvertes/mon-mag-lifestyle/tinder-explose-celibataires-2020-10022021/
https://www.cnews.fr/vie-numerique/2020-12-02/un-francais-sur-trois-est-sur-un-site-de-rencontre-depuis-le-premier

https://tetu.com/2019/02/14/la-majorite-des-personnes-lgbt-rencontrent-leur-partenaire-en-ligne-selon-une-etude/#:~
https://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/1125265-nombre-d-utilisateurs-de-facebook-dans-le-monde/#:~:text=Fin%202020%2C%20Facebook%20comptait%202,chaque%20jour%20dans%20le%20monde.
https://journal.impact-european.eu/covid-19-le-celibat-est-en-hausse-ou-en-baisse/

https://www.20minutes.fr/high-tech/2719135-20200215-marche-rencontre-ligne-doit-inquieter-facebook
https://journal.impact-european.eu/covid-19-le-celibat-est-en-hausse-ou-en-baisse/
https://www.unitec.fr/le-futur-des-applications-de-rencontres-lere-du-numerique-est-elle-celle-du-non-amour/ https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/02/14/en-couple-celibataire-etes-vous-dans-la-norme-des-francais_5256885_4355770.html
https://www.santemagazine.fr/psycho-sexo/le-blog-sexo-de-daisy-et-marine/a-quoi-ressemblera-lamour-en-2030-174618
https://www.femina.ch/societe/actu-societe/des-applis-de-rencontre-predisent-lattirance-grace-a-la-science
https://betc.com/fr/societe/love-in-the-digital-age