Quels sont les 6 niveaux de la voiture autonome ?

Le sujet de la voiture autonome occupe beaucoup les constructeurs automobiles et les médias depuis quelques mois. Les technologies numériques embarquées dans la voiture vont faire du produit un objet connecté, une plateforme d’info-divertissement qui à l’avenir simplifiera la vie de l’usager. En plaçant l’expérience client au cœur de leurs différentes stratégies (voiture connectée, autonome, électrifiée, services) les constructeurs souhaitent alors s’adapter aux nouveaux besoins de consommation des clients.

Que signifie réellement « Autonome » ?

Lorsque l’on parle de l’automatisation de la conduite, on a tendance à penser que c’est tout ou rien et un bon nombre de constructeurs prétendent proposer des voitures autonomes…Cependant, il existe différents niveaux de conduire autonome.

Certes, il n’existe pas de classification officielle des modèles actuels et à venir. Mais les acteurs se basent sur une grille mise au point en 2014 par SAE International, anciennement Society of Automotive Engineers.

Elle est à l’origine de la classification en six catégories, permettant de définir ce que peuvent faire et ne pas faire les conducteurs humains et/ou systèmes autonomes.

Afin de pouvoir comprendre le sujet, je vous propose de décrypter les différents niveaux SAE, c’est-à-dire d’autonomie du véhicule et en quoi il est important de les connaître avant de choisir votre prochaine voiture autonome.

Voiture autonome

L’humain surveille l’environnement

Le niveau 0 : pas d’autonomie, aucune assistance

Toute la conduite est réalisée par le conducteur humain, elle n’est assisté en aucun cas par le véhicule. C’est donc un véhicule sans assistance à la conduite.

Dans cette catégorie, toutes les aides visuelles du siècle dernier sont présentes : si votre voiture est capable de vous dire que vous manquez d’essence ou alors qu’il manque de l’huile moteur, c’est l’avertissement d’un danger mais pas une aide à la conduite.

Le niveau 1 : assistance à la conduite, eyes on-hands on

Le conducteur peut avoir accès à une assistance qui concerne soit le contrôle longitudinal (vitesse et distance avec les véhicules qui précèdent), soit le contrôle latéral du véhicule (suivi des lignes blanches) mais non pas les deux en même temps. Les équipements de niveau 1 comprennent : le régulateur de vitesse, le radar de franchissement de ligne, le freinage automatique d’urgence, l’avertisseur de collision, direction assistée. L’humain est à présent 100 % du temps et est supposé ne jamais pouvoir laisser le véhicule faire quoi que ce soit tout seul.

Le niveau 2 : automatisation partielle, eyes on-hands off

Dans certaines situations, le conducteur peut déléguer aussi bien au système le contrôle longitudinal et latéral du véhicule, cependant il reste responsable de la supervision.

Reste au conducteur de garder un œil sur le système à tout moment et surveiller l’environnement du véhicule et reprendre le contrôle total si nécessaire.

Les assistances comme le régulateur de vitesse adaptatif ou le maintien de la voie entrent dans cette catégorie, ainsi que leur combinaison. Les modèles haut de gamme de certains constructeurs embarquent aujourd’hui ces technologies, comme l’Audi A7 Sportback et la Nissane Leaf  qui savent se déplacer toutes seules, mais elles n’ont pas conscience de la totalité de leur environnement.

L’Autopilot de Tesla se situe à ce niveau officiellement mais en pratique il peut osciller entre les niveaux 2 et 3

La technologie surveille l’environnement

Le niveau 3 : autonomie conditionnelle, eyes off-hands off

À partir de ce niveau, les véhicules sont en capacité de voir leur environnement de conduite et donc d’agir en conséquence. Le niveau 3 indique que le conducteur doit être capable de reprendre le contrôle du véhicule à tout moment, mais que le véhicule est parfaitement autonome dans certaines conditions de conduite.

C’est-à-dire que la conduite peut être totalement déléguée à la machine mais seulement dans des conditions pré-définies, sur autoroute, par exemple.

Sur autoroute, avec une Tesla, l’activation de l’Autopilot permet d’utiliser des caméras et des radars pour comprendre son environnement.

La voiture sait alors appréhender les dangers, dépasser toute seule quand le clignotant est enclenché, maintenir le cap, décélérer s’il le faut et garder les distances de sécurité. Ce niveau doit lui permettre de faire tout cela en toute autonomie, c’est pourquoi elle est encore aujourd’hui entre le niveau 2 et 3, ne remplissant pas toutes les cases du niveau 3.

Avec sa nouvelle A8, Audit peut prétendre quant à elle à une autonomie conditionnelle avancée, selon de nouvelles conditions définies par le constructeur : les embouteillages sur autoroute et les 60 km/h maximum.

Le niveau 4 : autonomie élevée, eyes off-hands off-mind off

A partir de ce niveau, aucune assistance de la part du « conducteur » n’est requise. Cependant l’autonomie totale se limite à des conditions prédéfinies : une zone géographique spécifique, par exemple une autoroute ou un parking avec lequel le véhicule est compatible, des conditions météorologiques (temps neigeux, temps sans brouillard etc.).

Lorsque ces critères sont remplis, le conducteur n’est plus responsable de la conduite, qu’il délègue intégralement au système. Mais il reste dans l’obligation de reprendre la conduite lorsque le véhicule quitte cette zone de conduite automatisée. Contrairement au niveau 3, en cas d’absence de réaction du conducteur, le véhicule doit être capable de sortir tout seul ou de s’arrêter sur une aire d’autoroute.

Le niveau 5 : autonomie élevée complète, driverless

C’est ce vers quoi tendent les constructeurs. Ici, il n’y a plus d’intervention humaine ni de condition de route : le véhicule est autonome à 100 %. Il est parfaitement capable d’effectuer un trajet sur les grandes autoroutes américaines ou sur les routes étroites et sinueuses dans le centre d’une ville française. Il ne repose en aucun cas sur l’humain et cumule alors toutes les tâches.

« Libérés de l’obligation de conduire, les conducteurs pourront reporter leur attention sur d’autres activités : travail, détente, communication, divertissement, etc. Et ce temps nouvellement libéré brouillera les frontières entre foyer, travail et loisirs, suscitant l’intérêt d’un grand nombre d’acteurs », David Weill, vice-président stratégie de Faurecia Interiors.

La conduite humaine devient alors une option de plaisir, l’autonomie du véhicule est la norme. Les éléments de contrôle comme le volant ou les pédales ne sont plus nécessaires.

Voici un exemple de la voiture autonome par Mercedes

Si vous souhaitez élargir le sujet de la voiture autonome, je vous propose un article sur le partenariat établi entre BMW et Daimler visant à développer la voiture autonome https://www.usine-digitale.fr/article/un-partenariat-strategique-entre-bmw-et-daimler-dans-le-vehicule-autonome.N812510  ainsi qu’un article sur les tendances futures de la Smart Mobility, de Virginie Mosnier 😉 https://mbamci.com/tendances-futur-mobilite-data-vehicules-autonomes-blockchain/ .

 

Voici une petite infographie résumant les 6 niveaux que nous avons précédemment évoqué

6 niveaux d'autonomie d'un véhicule

Si le terme « autonome » prête effectivement à confusion, traditionnellement, ce que nous confondons avec le pilotage automatique (qui est une assistance à la conduite très avancée), c’est l’autonomie d’un véhicule.

Une voiture autonome ne peut prétendre à ce titre que si, effectivement, elle peut se passer complètement d’un conducteur humain.

Ce niveau 5 d’autonomie représente cependant un énorme degré de contrainte. Et en matière de sécurité, les attentes de la part du public sont très élevées avec une tolérance proche de zéro concernant les blessures ou les morts causées par ces machines.

Selon John Krafcik, patron de Waymo, la division dédiée aux voitures autonomes chez Alphabet (la maison mère de Google), des décennies seront nécessaires avant que ce type de voiture puissent sillonner les routes. Dans tous les cas, elles pourraient toujours avoir besoin d’un conducteur.

Pour les ingénieurs, la voiture autonome est sans doute le problème le plus difficile à résoudre auquel l’humanité soit confrontée.

Dans le monde du futur, votre voiture sera peut-être la continuité de votre maison et de votre bureau. Vous ne conduirez plus, vous disposerez de temps pour faire ce que vous avez besoin ou envie de faire…

Sources:

  • https://www.caradisiac.com/quels-sont-les-differents-niveaux-de-conduite-autonome-165197.htm
  • https://www.androidpit.fr/niveau-sae-c-est-quoi
  • https://www.lesechos.fr/partenaire/macif/partenaire-1719-vehicule-autonome-a-quoi-correspondent-les-cinq-niveaux-dautonomie-2202496.php
  • https://www.les-voitures-electriques.com/guide/les-6-niveaux-de-voiture-autonome/
  • http://www.smartcitymag.fr/article/434/voiture-autonome-plus-de-securite-et-de-confort-pour-l-avenir

 

 

 

Par |2019-03-20T12:23:40+02:00mercredi, 20 mars, 2019|Catégories : E-commerce|

À propos de l'auteur :

Etudiante @ilv_Formations #mbamci #stratégiedigitale #AI #IoT #E-Santé

Un commentaire

  1. arisesfun1989 26 mars 2019 à 8 h 42 min - Répondre

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